Recettes de la semaine du 2 août
Et si on faisait des brochettes ?!
The New York Times l'intégrale des unes 1851-2009
Une sélection de 300 "unes" du«New York Times»reproduites en fac-similé, de 1851 à 2009. Une vue d'ensemble des événements politiques, économiques, culturels et sportifs. Les 3 DVD ...
Mark di Suvero embrase le Médoc
Mark di Suvero est le plus célèbre sculpteur américain de notre siècle. Ses oeuvres sont exposées dans le monde entier : Cambera (Australie), Toronto, Bonn, Berlin, Valenciennes, Stockholm? ...
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Aller travailler à Bordeaux en TER, selon que l'on vit à Arcachon ou à Bergerac, ne renvoie pas aux mêmes réalités pratiques. Alors que la ligne Bordeaux-Arcachon est cadencée, la ligne Bordeaux-Bergerac- Sarlat souffre de sa vétusté. Les gares situées le long de ces axes ferroviaires sont inégalement desservies par les TER. Qui d'autres, sinon les usagers eux-mêmes, peuvent le mieux en témoigner. Laissons leur la parole. Il est 6h30, sur le quai de la gare Saint Jean, un jeune écolier attend sagement le train. Emmitouflé dans un gros blouson, la tête bien au chaud, il se découvre un peu pour nous parler. Il s'appelle Yoan et il prend le TER tous les jours pour aller au Lycée à Arcachon. "Je prends le train de 6h41 et j'arrive au Lycée grosso-modo à 8h. Le train est bien plus rapide que le bus scolaire. J'aime bien avoir dix minutes d'avance, comme ça je peux discuter avec les copains. Et puis si je rate mon train, ajoute t-il, j'en ai un autre une demi-heure plus tard. Les profs savent que j'habite à Bordeaux; ils comprennent." A la gare d'Arcachon, nous quittons Yoan devant l'abris-bus. Il n'attendra pas plus de deux minutes. Il est 7h40. C'est l'heure où Thomas part pour Bordeaux. Celui-ci est en costume, le noeud de cravate bien serré, les chaussures bien cirées. 7h56, le train arrive en gare. "Je suis en stage dans un cabinet d'avocat bordelais. La navette me coûte 10 euros. C'est moins cher que l'essence, plus confortable que la voiture et ça ne pollue pas. Je n'y vois que des avantages ! "Tandis que la ligne Bordeaux-Arcachon est cadencée et offre une vingtaine d'aller-retour quotidien, la ligne Bordeaux-Sarlat propose des horaires anarchiques, accuse des retards, des ralentissements et pannes. "Les gens du cru l'appelent Turlutchoutchou" Le forum mis à la disposition des usagers témoigne de la situation. Un internaute, Frédéric Delaitre, a même consacré un site en l'honneur de la gare de Bergerac, intitulé : "Bergerac. La gare de Turlutchoutchou". Un photographe bucolique, Philippe Dufour, l'apprécie, ce train, le voyant comme un train de rêve : " Les gens du cru l'appellent "Turlutchoutchou" et ses retards sont légendaires. Le diesel a remplacé la vapeur, mais la voie fleure bon la Troisième République. Il longe la Dordogne, traverse des petits villages et ralentit devant des gares abandonnées qui auraient pu recevoir la visite du regretté Président Deschanel. " Et il poursuit, " Evidemment, les pionners du désenclavement du Périgord ne l'entendent pas de cette oreille." "La France d'en haut, c'est le TGV. La france d'en bas, c'est le TER ! Les lundis et surtout les vendredis, c'est l'horreur ! Les rames sont gavées, laissant des voyageurs à quai, mais ils sont gentils, les voyageurs. Qu'ils se rebellent, se rassemblent ! Qu'ils empêchent le TER de partir tant qu'ils n'ont pas de voitures supplémentaires." Danielle Une internaute surenchérit, désabusée : " Je prends le TER tous les jours depuis huit ans, je constate une dégradation des conditions de transport. En particulier le vendredi soir. Ce train ne compte régulièrement que peu de rames. Ce fut le summum le jour où les passagers ont dû s'entasser dans deux rames. Des usagers sont restés debout depuis la gare Saint Jean jusqu'à Castillon et des personnes n'ont même pas pu monter dans le train en gare de Cenon. Je pense que le bétail doit être mieux traité que nous!" Corinne Des situations contrastées, c'est le moins que l'on peut constater et qui légitime les efforts entrepris par la Région pour faire évoluer le niveau de services en favuer des usagers de l'autre train, celui "d'en bas".
Olivier Darrioumerle
21/02/2010 |
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Du sommet du Tourmalet au podium des Chantiers navals de Saint Nazaire, une pré commande russe en poche, l'homme de l'Elysée va à la rencontre des « couches populaires », celles qui ont contribué à son élection de 2007 et qui, depuis, tous les sondages le confirment, l'ont quitté.
Avec 34 % d'opinions favorables (1), le chef de l'exécutif connaît un désaveu exceptionnel et suscite, jusqu'au au sein de sa propre famille politique, plus d'une interrogation. Certes, la présidentielle n'est que dans vingt mois mais la situation de l'économie d'une part, le rapport des forces politiques d'autre part, y compris à droite, placent Nicolas Sarkozy dans l'obligation de partir de loin pour tenter de remonter un aussi lourd handicap.
A cet impératif s'ajoute une manière de dissuasion à l'égard de ceux qui à droite auraient quelques velléités de candidature. On songe au maire de Bordeaux qui jure qu'il ne sera pas candidat contre Nicolas Sarkozy mais active ses réseaux, en toute tranquillité; on songe aussi à certain ministre du « Nouveau Centre » qui laisse entendre qu'il pourrait être candidat, on pense enfin à Dominique de Villepin dont le procès Clearstream qui viendra en appel, au printemps 2011, sera déterminant pour une éventuelle candidature.
Nicolas Sarkozy s'installe, et ses conseillers l'installent, dans la situation de candidat naturel et unique de la droite à l'élection de 2012. Qu'on se le dise.
Arrêtons-nous, un instant, sur deux dossiers où il monte en première ligne. Celui des retraites et celui de la sécurité.
Les retraites d'abord : avec des accents retrouvés de la campagne de 2007, une capacité à simplifier les choses à l'extrême, il fait tout pour s'imposer comme le sauveur du système de répartition à la française sur un thème hyper sensible pour les classes populaires. Imaginons, déjà, son discours de campagne dont il est persuadé qu'il finira par passer : je n'ai fait que mon devoir, là où on vous entretenait dans l'illusion d'une solution alternative... Lire la suite.
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