Bordeaux – Salamanque : un partenariat fait pour durer
13/05/2012 | Similaires en bien des points sur le plan de l’élevage des bovins, l’Aquitaine et la région espagnole de Castille et Leόn sont des partenaires de premier plan.
Situé en plein centre du Salon de l’Agriculture Aquitaine, devant le ring central d’Aquitanima, le stand de la délégation régionale de Castille et Leόn (La junta de Castilla y Leόn) est le symbole des liens forts tissés ces dernières années entre la région de Salamanque et l’Aquitaine. En plus des collaborations lors de Salons organisés des deux côtés des Pyrénées, les deux régions échangent régulièrement sur leurs techniques d’élevage et sur la génétique bovine. Des échanges qui les amènent à s’accorder pour défendre des positions communes et peser ainsi de leurs poids combinés dans les négociations européennes à venir.
Déjà présente l’an passé, la Diputación de Salamanca, se voit de nouveau offrir une place de choix dans le Salon de l’Agriculture Aquitaine et notamment dans les concours d’Aquitanima qui sont l’une des premières attractions de la manifestation. Mais si cette invitation en est la face la plus visible, les rapports entre les deux régions vont bien au-delà, « L’Aquitaine et la région de Castille et León sont deux grandes régions agricoles et deux terres d’élevage. Les Foires qu’elles organisent sont deux évènements de références. L’association s’est faite naturellement pour répondre à des besoins de connaissance et de reconnaissance dans la défense d’intérêts communs » explique Javier Iglesias, Président de la députation de Salamanque.
La nouvelle PAC en ligne de mire
A ses côtés, Dominique Graciet, Président de la Chambre d’Agriculture d’Aquitaine, met en évidence quelques uns de ces combats partagés « La rentabilité de la profession est menacée, notamment pour les jeunes agriculteurs, il faut la rééquilibrer grâce à un meilleur contrôle des prix des céréales et des matières premières » et ravive chez son homologue espagnol des envies d’autonomie, « En France, les questions agricoles sont défendues par des gens de terrain, en Espagne il y a moins de représentation locale et d’organismes professionnels, ce qui oblige les politiques à nous défendre au niveau national. » précise-t-il. A l’heure où les renégociations de la PAC sont imminentes, il se satisfait cependant des « décisions prises aujourd’hui (hier) pour impulser une dynamique et nous revoir cet été pour bâtir nos positons précises » et de la dimension future que va prendre l’association des deux places agricoles majeures de l’Europe du Sud.
Aymeric Bourlot

Aymeric Bourlot
Crédit Photo : Aqui.fr
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