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A l'approche du premier tour des élections régionales en Aquitaine, Aqui!fr a décidé de donner la parole à toutes les têtes de listes des différents partis en présence. Rencontre avec Jacques Colombier du Front national qui siège depuis vingt quatre ans à la Région.Aqui! : Pourquoi avez-vous choisi de vous représenter ? Vous êtes conseiller régional depuis 1986, pourquoi ne pas avoir passé la main ? Jacques Colombier : Mon mouvement a jugé que j'étais le plus apte à le faire. Je n'ai que 57 ans. Le Front national a des représentants au Conseil régional depuis 24 ans, c'est le plus important. Mon but ultime n'est pas d'être conseiller régional. Nul n'est irremplaçable. Je souhaite donc que des jeunes prennent la main la prochaine fois. @! : De nombreux mouvements de soutien aux sans papiers se créent aujourd'hui en France, n'avez-vous pas le sentiment d'être « décalés » avec votre discours sur l'immigration alors que les citoyens européens peuvent circuler librement (accords de Schengen) ? J.C : Je ne suis pas "décalé". Au contraire, je suis à la mode. Comme nous, depuis 1984, des millions de Français pensent que l'immigration est devenue une invasion dans notre pays et qu'il faut arrêter cela. Je vous rappelle que les sans-papiers sont dans l'illégalité. Nous ne détestons pas les immigrés. Nous critiquons une politique d'immigration en France que nous jugeons criminelle en accueillant toute la misère du monde. @! : Le FN a pedru nombre de ses électeurs aux présidentielles ? Les politologues estiment que Nicolas Sarkozy vous les a pris; est-ce toujours le cas aujourd'hui ? J.C : Les électeurs du FN qui ont voté Nicolas Sarkzoy en 2007 sont aujourd'hui tous déçus. Il devait "karchériser" les banlieues, faire croître le pouvoir d'achat des Français. Aujourd'hui, tout le monde voit que c'était du "pipeau". Tous les voyants sont au rouge. Déjà, aux Européennes, nous avons pu constater un retour de "nos" électeurs. Je pense que ce mouvement sera encore plus fort aux régionales. En Aquitaine, nous espérons dépasser les 10%. Interview : Nicolas César
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