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Il est engagé dans une mission de développement durable car les TER, doivent permettre le report modal, en proposant une alternative à la voiture. Jean Louis Carrère, sénateur socialiste des Landes et vice-président du Conseil Régional d'Aquitaine en charge des transports, a bien voulu nous recevoir à l'Hôtel de Région, pour faire le point sur l'avancement de sa politique ferroviaire. Il répond à nos préoccupations d'usagers et à nos interrogations citoyennes. @qui ! : Se déplacer pour travailler est devenu une contrainte. Vous voulez que le Service Public réponde à cette nouvelle demande de transport. Et mette à disposition de l'usager toutes les alternatives à l'utilisation systématique de la voiture. Où en est ce projet de « report modal » ? Jean-Louis Carrère : La demande de transport a explosé. En boom de 43% depuis 4 ans. Le « report modal » permet de limiter les émissions de gaz à effet de serre et de lutter contre la dangerosité de la circulation. Les usagers laisseront leurs moyens de locomotion dans les gares en toute sécurité. Toute la partie extérieure (parking) sera à la charge des communes. Un système de billetterie unique sera mis en place. Un ticket unique permettra de passer du train au bus ou du train au tram. @ ! : Aujourd'hui, les usagers se plaignent du retard des TER. Quelles réponses pouvez-vous apporter à ce problème ? J.L.C : Le retard d'un TGV prioritaire bouscule toujours le cadencement des TER. Il est désastreux pour les usagers du TER de subir les retards de la SNCF. Si la SNCF tient ses délais, fin 2011, elle aura cadencé tous ses trains. La Région pourra alors corriger ses cadencements par rapport à ceux de la SNCF. @ ! : Que répondez-vous aux usagers qui se plaignent de la vétusté de certaines lignes ? J.L.C : Les voies des lignes Bergerac-Sarlat, Bayonne-St-Jean-Pied-De-Port, ainsi que celles de la ligne du Médoc sont d'une extrême vêtusté. L'État et Réseau Ferré de France (RFF) sont dans l'incapacité de régénérer les voies. Vitesse réduite. Dangerosité, obligeant, quelques fois, les passagers à descendre des trains pour finir le trajet en bus. Alors que l'attractivité du train, c'est sa vitesse et son confort ! @ ! : Que comptez-vous faire pour moderniser ces voies ? J.L.C : Tout d'abord, il est indigne de laisser des usagers à quai... Je vais m'élever pour que la SNCF fasse des efforts en matière d'utilisation et de rotation des rames. Il y a bien quelques trains qui voyagent au trois-quart vide ici ou là, tandis que notre situation sur certaines lignes est insupportable. @ ! : Qui va s'occuper de rénover ces lignes ? J.L.C : La régénération des voies n'est pas une compétence de la Région. Mais pour autant, l'aménagement du territoire est une priorité. La Région a refusé de se fonder sur une étude selon laquelle, la ligne Bergerac-Sarlat devait fermer, mais aussi Saint-Jean-Pied-De-Port, Oloron , Bedous... On ne pouvait plus assurer de dessertes étant donné la vêtusté des lignes et des caténaires... On a accepté de contractualiser avec Réseau Ferré de France (RFF) et l'État pour restaurer les lignes Bergerac-Sarlat, mais aussi les lignes Bayonne-Cambo ( avec l'aide du Conseil Général ), Pau-Oloron et bientôt Cambo-St-Jean-Pied-De-Port. @ ! : Vous prévoyez un plan de développement des TER de grande ampleur, mais est-ce que l'Etat suivra ? J.L.C : L'État ne peut pas faire semblant, d'un côté, d'organiser des Grenelles et de l'autre, de valoriser les autoroutes ! Pourtant, il nous laisse seul pour améliorer les gares et l'accès des handicapés. Pour être franc, on se méfie de l'État.
propos reccueillis par Olvier Darrioumerle
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