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19/04/18 : Dans le cadre du championnat de France du jeu d'échecs jeunes qui se tient à Agen, Anatoli Karpov, champion du monde de cette discipline de 1975 à 1985 et de 1993 à 1999, sera reçu à l'Hôtel de ville d'Agen le samedi 21 avril à 19 h.

19/04/18 : La Maison de l'Europe de Lot-et-Garonne/CIED est à la recherche d'un service civique à compter du mois de mai pour une mission de huit mois à raison de 30h/semaine. Plus d'infos : 05 53 66 47 59

17/04/18 : Le comité d'engagements du conseil d'administration de SNCF réseau a validé ce mardi l'opération de réhabilitation de la ligne ferroviaire Libourne-Bergerac, déjà concernée par des travaux régionaux achevés en 2013.

17/04/18 : L'Assemblée Nationale a adopté à la majorité en première lecture (454 voix contre 80) le projet de loi "nouveau pacte ferroviaire", à l'origine des grèves qui secouent la SNCF depuis début avril. La ministre des Transports a salué "une étape décisive".

12/04/18 : Charente-Maritime : depuis le 9 avril et jusqu’au 21 avril, Keolis organise un test grandeur nature sur la ligne 3 du réseau Les Mouettes, effectuant la liaison La Rochelle-Île de Ré avec un nouveau modèle de car électrique, soutenu par la Région.

12/04/18 : Le Pôle Agri Sud-Ouest Innovation vient de renouveler son conseil d’administration, son bureau et sa gouvernance pour assurer sa représentativité sur l’ensemble des territoires couverts. Daniel Segonds a été réélu à la présidence du Pôle.

12/04/18 : Le nouveau président de la Président de la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique, est Guillaume Riou, agriculteur bio de Deux-Sèvres, anciennement président d'Agrobio Poitou-Charentes de 2012 à 2015.

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  • 23/04/18 | Une étude d'impact sur un projet commercial à Coutras

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    La CCI de Bordeaux Gironde a confirmé ce lundi le lancement d'une étude d'impact indépendante (mais qu'elle finance) pour mesurer l'impact réel du projet de village des marques de Coutras. Ce projet ambitieux piloté par Vinci comprend immobilier et la société autrichienne "Im Wind" comprendra 22 000 mètres carrés de surfaces commerciales, pour un coût avoisinant les 80 millions d'euros. La commission départementale d'aménagement commerciale devrait, elle, rendre son avis sur la pertinence d'un tel projet dans les semaines à venir, gageons que l'étude d'impact l'y aidera peut-être.

  • 23/04/18 | Mont-de-Marsan: une initiative pour aider à réviser le Bac/Brevet

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    Du 2 au 19 mai, la ville de Mont-de-Marsan invite les collégiens et lycéens à venir à la Médiathèque afin de réviser leurs examens de fin d'année. Des professeurs seront présents pour répondre à leurs questions et les conseiller. Entraînements, conférences, ateliers textuels, sonores et audiovisuels et même massages, tout sera prévu pour que les futurs diplômés puissent réviser dans des conditions optimales. Renseignements sur place ou 0558460943.

  • 22/04/18 | Agen fête l’Europe avant l’heure !

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    Dans le cadre de la fête de l’Europe, la Maison de l’Europe 47, aidée de partenaires privés et collectivités, organise une scène ouverte le 28 avril, place du Président Wilson, de 14 h à 18 h, à Agen. Jeux pour enfants, stands d’infos, quiz Europe, danses, chants et musiques animeront la rue piétonne. Danseurs, musiciens, chanteurs… tous les artistes sont invités à participer à cette manifestation en s’inscrivant sur www.maisoneurope47.eu pour remplir un formulaire avant le 23 avril.

  • 21/04/18 | La Rochelle : une nouvelle présidente à la tête du lycée maritime

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    Leslie Widmann a été nommée à la présidence du CA du lycée maritime et aquacole de La Rochelle. Elle a travaillé 5 ans dans la gestion du port de la Cotinière en qualité de directrice du développement. Elle a créé Odyssée Développement, un bureau d'études en économie maritime en 2000 et en 2008, lauréate du Concours national du ministère de la recherche, une seconde société qui emploie 4 chercheurs sur un système objectif d'évaluation de la fraîcheur des produits de la mer destiné aux criées.

  • 20/04/18 | L'eau, bientôt grande cause du Sud-Ouest français

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    Pascal Mailhos, Préfet de bassin, Martin Malvy, Président du comité de bassin Adour-Garonne, Carole Delga, Présidente de la Région Occitanie, et Alain Rousset, Président de la Région Nouvelle-Aquitaine, se sont rencontrés à la Préfecture de bassin à Toulouse pour échanger sur les enjeux de la ressource en eau dans le Grand Sud-Ouest. L'occasion pour eux de rappeler leur « très vive inquiétude » et de fixer un prochain rendez-vous en septembre à Bordeaux, afin de lancer une action commune autour de « l'eau, enjeu de société, grande cause du Sud-Ouest français ».

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Si l'odysée du goût nous était contée...

26/05/2017 | Créé il y a à peine plus d'un an, l'Institut du Goût de Nouvelle-Aquitaine organisait sa première conférence-débat ce 26 mai sur le Salon régional de l'Agriculture à Bordeaux

Philippe Meyzie, spécialisé en histoire moderne et Corinne Marache, spécialiste quant à elle en histoire contemporaine, entourent Anne-Marie Cocula, Présidente de l'Institut du Goût Nouvelle-Aquitaine

C'est à l'initiative d'une poignée de passionnés du terroir régional, au premier rang desquels Laurent Le Chevallier, Marcel Desvergne, ou encore Anne-Marie Cocula qui en est aujourd'hui la présidente, que l'Institut du Goût a vu le jour en Nouvelle-Aquitaine l'an dernier. Avec pour objectif d'aider les jeunes et moins jeunes à (re)découvrir le patrimoine alimentaire de leur région, l'association parie à la fois sur l'éducation sensorielle, via des ateliers de découvertes pédagogiques et « dégustatifs », mais aussi par des temps de rencontres, conférences et autres colloques à l'image de la conférence-débat organisée ce vendredi entre deux historiens et intitulée : « Des hommes, une terre, des produits et des goûts ».

Dans « Institut du goût », il y a « goût », notion éminemment subjective s'il en est... Et un œil dans le passé grâce aux deux intervenants du jour, Philippe Meyzie, spécialisé en histoire moderne et Corinne Marache, spécialiste quant à elle en histoire contemporaine, tous deux enseignants chercheurs à l'Université Bordeaux Montaigne, a bel est bien confirmé cette « volatilité » du goût au cours de l'histoire.
C'est à une véritable « épopée du goût » au fil des siècles, à laquelle se sont prêtés les deux historiens. Une épopée qui démarre surtout à partir du 18ème siècle, alors que le poids de l'Eglise et son péché de gourmandise commence à peser moins lourdement sur les épaules des simples hommes. Une époque à partir de laquelle on se permet la notion de "bon goût", et du même coup la distinction entre l'alimentation par goût, de celle par nécessité, qui ne nous leurrons pas, est très lié à celle des milieux sociaux. Elites et paysans, pour lesquels la dynamique de la faim restera longtemps présente, ne sont pas tout à fait logé à la même enseigne. « Bien que les pauvres ne sont pour autant pas absents de l'histoire du goût, et qu'une certaine perméabilité entre les deux cuisines existe notamment, de par le phénomène de domesticité des populations pauvres dans les cuisines des plus aisés» souligne Corinne Marache.

Quand l'exotisme se fait symbole du terroir
Mais, au début de l'époque moderne, « l'arrivée de nouveaux produits, et notamment de l'Amérique du Nord, va transformer les goûts avec plus ou moins de rapidité », indique Philippe Meyzie. On cite souvent le chocolat, mais c'est aussi vrai pour la dinde que l'on va rapidement retrouver dans les élevages, jusqu'à peu à peu supplanter l'oie. « A la mode et exotique au début du 16ème siècle, à peine 200 ans plus tard, au 18ème siècle, la Dinde truffée est devenue un symbole du terroir Périgourdin », poursuit-il. Dans le même esprit le maïs, venu des Amériques aura marqué au fer rouge, notre culture aquitaine, avec le foie gras notamment. Morale de l'Histoire : les goûts se façonnent aux contacts et aux échanges. Et ce n'est pas le vignoble bordelais, développé à la fin du 17 et 18ème siècles en réponse au goût des anglais, amateurs des vins tanniques de Porto, qui peut se prévaloir de l'inverse...
Au 19ème siècle, le processus se poursuit avec la conquête coloniale, qui popularise les goûts lointains et s'intensifie plus encore, au 20ème siècle, qui voit se tisser les liens avec des terres plus proches : notamment l'Espagne, le Maroc, le Portugal ou encore l'Italie, grâce cette fois aux migrations. « Des influences qui modifieront profondément les goûts aquitains, là encore par le biais de la domesticité. Ce sont ces populations qui seront prises au services des grandes familles, et la cuisine s'en ressentira ».

La conserve, si pratique
Mais il est un autre facteur de modulations voire de détermination des goûts : son mode de conservation. De la salaison (dont reste notamment chez nous le Jambon de Bayonne), à la conservation dans le gras (on ne pourrait ignorer le confit de canard ici en Nouvelle-Aquitaine, ou les sardines à l'huile appréciées à une échelle plus nationale) sans oublier la fumaison, tant de viande que de poisson. Autant de modes de conservation qui indiquent des mets aux goûts relevés, et impliquent aussi des modes de cuisson particuliers à des époques. Vient ensuite la conserve, si pratique à emporter à l'usine pour les ouvriers du milieu du 19ème siècle. S'ajoute rapidement la lyophilisation et le grand succès du bouillon cube, tant dans le milieu ouvrier que paysan, qui peu à peu, de par l'amélioration de leur condition de vie, et la multiplication des épiceries dans le monde rural, se mettent à consommer des produits qui ne sont pas uniquement issus de leur ferme.

Outre la diversité des produits, leur évolutions, ou leurs conservation, et leur adhésion à l'évolution des mode de vie, les prescripteurs de goût influencent eux aussi non seulement les goûts mais parfois les orientations des productions régionales, que ce soit à Versailles à la fin du 18ème siècle ou dans les comice agricoles de la fin du 19ème. Dans la région, on encourage par exemple à l'élevage de la Bazadaise pour sa viande réputée tendre, rapporte Corinne Marache.

Autre évolution encore, le chemin de fer qui facilite cette fois l'essor des produits frais ; et en parallèle le développement des entreprises agroalimentaires, qui mèneront à l'adaptation des variétés selon qu'on les commercialise en frais ou en conserve. Une adaptation qui causera pour certaines leur quasi-disparition. Un mouvement que la fin du 20ème siècle et ce début de 21 ème, tente à l'inverse d'enrayer avec un goût qui semble retourner au naturel et avec de moins en moins de transformations des produits, après des décennies de complexification des plats...

Solène Méric
Solène Méric

Crédit Photo : Aqui.fr

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