Soutenez aqui.fr face au défi de la Nouvelle Aquitaine

18/01/21 : Au 16 janvier, 34 689 vaccinations ont été réalisées en Nouvelle-Aquitaine, la plaçant parmi les régions ayant le plus vacciné. L’objectif national de 1 million de vaccinations à fin janvier, se traduit par un objectif régional de 100 000 vaccinations.

11/01/21 : Le 18/01 à 18h le MEF 33, le Centre Europe Direct Bordeaux-Aquitaine et les Jeunes Européens Bordeaux organisent un webinaire le "Plan de Relance et budget européens: Où va l'Europe?" Commission et Parlement européens, et la Région seront représentés+ d'info

08/01/21 : Influenza aviaire - la Préfecture des Pyrénées-Atlantiques annonce désormais 159 communes en zone réglementée en lien avec 2 foyers dans des élevages de palmipèdes à Baigts-de-Béarn et Préchacq-Navarrenx et 4 suspicions fortes à Arget, Lichos et Garlin

06/01/21 : 823kg de jouets et de livres ont été collectés par la Communauté d’Agglo de Pau et ses partenaires grâce à l’opération "Le père Noël fait de la récup’"! Elle se poursuit jusqu'au 17 janvier dans les déchetteries et points de dépôts.+ d'info

28/12/20 : Le 22 décembre, les communes de Tocane-Saint-Apre et Bergerac en Dordogne ont été reconnues en état de catastrophe naturelle pour inondations et coulées de boues en septembre 2020.

28/12/20 : Suite aux inondations et coulées de boues survenues dans les Landes en octobre dernier, les communes de Mimbaste, Bélus et Rivière-Saas-et-Gourby ont été reconnues le 22 décembre en état de catastrophe naturelle.

23/12/20 : Le préfet de la Charente-Maritime a validé la sortie de la communauté d'agglomération de La Rochelle du syndicat départemental Eau 17, à compter du 1er janvier 2021.

23/12/20 : 60 000 € ont été votés lors de la dernière commission permanente du Département des Deux-Sèvres en faveur de la recherche scientifique et l'innovation. Cette somme sera attribuée sous formes de bourses doctorales

23/12/20 : Le Conseil communal des jeunes de Poitiers a organisé mi-décembre, une collecte de produits de puériculture dans les collèges. Plus de 150 produits (couches, lait, produits d’hygiène…) ont ainsi été remis au restos du Coeur et au Secours Populaire

19/12/20 : Le Biarrot Jacques Lajuncomme-Hirigoyen, 64 ans, est le nouveau président de la Fédération française de surf. Il succède à Jean-Luc Arassus, élu en 2005 . Il sera le président qui inaugurera l'entrée du surf à Tokio, mais aussi aux JO 2024 à Teahupoo.

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  • 18/01/21 | 11 centres de vaccinations autorisés dans les Pyrénées-Atlantiques

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    Afin d'assurer le déploiement de la campagne de vaccination contre la COVID-19, les Pyrénées-Atlantiques comptent 11 centres de vaccination. Dans l’arrondissement de Pau sont concernées les communes de Pau, Lescar et Arzacq, dans l’arrondissement d’Oloron-Sainte-Marie: celles Mauléon et Arudy et dans l’arrondissement de Bayonne, celles de Bayonne, Biarritz, Anglet, Cambo-les-bains, Saint-Jean-Pied-de-Port et Saint-Jean-de-Luz. Réservations vaccinales, via le numéro vert national 0 800 009 110 ou sur les plateformes internet de Doctolib Vaccination, KelDoc de NEHS et Maiia et la plateforme nationale www.sante.fr,

  • 18/01/21 | Démarrage des vaccinations à La Rochelle

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    Plusieurs communes de l’Agglomération se sont portées volontaires pour accompagner les vaccinations en créant des centres grand public. Un premier sera ouvert du 18 au 22 janvier au centre municipal de vaccination de La Rochelle, 2 rue de l’Abreuvoir. A partir du 25 janvier, deux centres seront installés à l’Espace Encan à La Rochelle et à l’hippodrome de Châtelaillon-Plage, 9 rue des Sulkys. Les vaccinations seront assurées par les professionnels de santé du lundi au vendredi, sur rendez-vous.

  • 18/01/21 | Langues régionales : la Région épingle Jean-Michel Blanquer

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    Le 10 décembre, le ministre de l'Éducation Nationale affirmait que le système éducatif français "n'est pas hostile aux langues régionales". La Région Nouvelle-Aquitaine s'appuyant sur les chiffres du rectorat conteste : "La réforme des lycées a brutalement dévalorisé l'attractivité du basque et de l'occitan en option." Sur les rentrées 2019 et 2020, les effectifs en occitan ont fondu dans les académies de Bordeaux (-32%) et Limoges (-44%). Pour le basque la baisse est de 48%. Charline Claveau, élue en charge des langues régionales, appelle à ce qu'un amendement soit apporté à la réforme du baccalauréat "dès maintenant".

  • 18/01/21 | Couvre-feu : à La Rochelle, Jean-François Fountaine appelle à être raisonnable

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    "Depuis l'annonce du gouvernement, on me demande pourquoi on ne proteste pas contre ce couvre-feu, puisque la situation est meilleure chez nous. Il faut être responsable ! Notre situation s'est dégradée et notre hôpital est sous-tension, notamment à cause des déprogrammation du printemps", a relaté le maire lors d'une conférence de presse vendredi. Si les horaires de transports restent inchangés par le couvre-feu, ceux de la médiathèque et des déchèteries seront avancés d'une heure.

  • 16/01/21 | Lot-et-Garonne : la Maison de l'Europe fête l'amitié franco-allemande

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    Du 18 au 29 janvier, la Maison de l'Europe du Lot-et-Garonne célèbre l'amitié franco-allemande. 18 ans après la création de la Journée franco-allemande par Jacques Chirac et Gerhard Schröder en 2003, cette amitié entre les deux pays est célébrée chaque 22 janvier. L'évènement organisé par la Maison de l'Europe 47 prévoit diverses animations, parmi lesquelles des quizz en ligne, de la culture et un jeu concours qui sera lancé le 22 janvier prochain.

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Julien Blanquet ou une installation sur un marché de niche: le lait d'ânesses bio

17/05/2019 | Julien Blanquet 28 ans, compte parmi la vingtaine d'éleveurs de la filière asine laitière en France. Il vient de s'installer hors cadre familial, dans le beau décor de la vallée d'Aspe, à Lescun.

Julien Blanquet éleveur transhumant d'ânesses laitières bio à Lescun (64)

Eleveur laitier d'ânesses en agriculture biologique, voilà un métier qui ne court pas les campagnes. Ils sont une vingtaine au niveau national. Et pourtant c'est le choix fait par Julien Blanquet, tout récemment installé, le 1er janvier 2019, dans la vallée d'Aspe. Un projet agricole qui n'était pas forcément une vocation, mais mûrement réfléchit et progressivement mis en place, c'est désormais un vrai projet de vie qui peu à peu se concrétise à Lescun, renouant au passage avec le passé agricole de sa famille maternelle. Un projet de vie qu'il s'agit encore de construire jour après jour, dans une optique de qualité... et de charges limitées.

C'est dans son petit laboratoire que Julien Blanquet nous accueille. « Trop petit même. J'étais tellement concentré sur la partie élevage que j'ai sous-estimé le coût et l'importance du labo. Il y a des choses à améliorer ici!», reconnaît-il volontiers. C'est dans cette pièce d'environ 6 m2 située dans le sous-sol de sa maison au cœur du village de Lescun, que l'éleveur pasteurise, met en poche et prépare la surgélation de la production laitière de ses ânesses, dans un délai d'une heure après la traite. Production totale de ce jour de mai: 6 litres. C'est un début. En effet, la production est seulement lancée depuis début mai avec les premières mises bas. Sur son cheptel de 20 ânesses, 6 devraient bientôt être à la traite « si tout ce passe bien, car plein de choses pourraient arriver... » , tempère-t-il prudemment.

Un projet cohérent avec ses "exigences"
Installé en hors cadre familial, l'éleveur a tout de même quelques racines agricoles. « Ma grand-mère maternelle était agricultrice à Lescun. Les terres et la grange sont désormais en fermage. » Si Julien a grandi à Pau, c'est bien à Lescun qu'il a passé toutes ses vacances et bon nombre de ses week-end étant enfant. De quoi développer un goût pour le monde agricole, « mais de loin », ponctue-t-il. Pas si loin tout de même puisque c'est au lycée agricole de Montardon qu'il passe son bac S, avant de prendre la direction de Toulouse, pour l'école d'ingénieur de PURPAN. Sorti de l'école, et faisant fi des encouragements de ses professeurs pour une carrière à l'international, il n'en démord pas « mon argument principal de recherche d'emploi, c'était la localisation: le Sud-Ouest. La chasse, le rugby, les copains! ». Un emploi « local » qu'il décrochera au sein de l'abattoir Arcadie de Bayonne où il restera 3 ans et demi, l'occasion d'apprendre le commerce, peu abordé au cours de sa formation. Mais n'ayant « pas la fibre pour travailler dans une grande entreprise » c'est progressivement qu'il imagine un projet agricole, s'intégrant plus largement dans un projet de vie à Lescun.
Courant 2017, il a l'opportunité d'acheter ses premières ânesses. Démarre alors une année difficile entre un travail prenant, un temps de transport important et, 10 ânes (8 femelles et 2 mâles) à soigner. Un mal pour un bien en quelque sorte : « acheter ce troupeau laitier, ça m'a permis de fixer une date. » Julien quitte l'abattoir le 1er janvier 2018, pour se consacrer à son projet. Il lui faudra un an pour le construire, l'affiner, le finaliser et enfin le concrétiser. Il s'installe en tant que jeune agriculteur le 1er janvier dernier. Et le jeune homme sait ce qu'il veut : « une vie de famille, des vacances, une production avec de la valeur ajoutée, un modèle extensif, et tout ça en montagne. Ca commence à faire beaucoup dans le monde agricole ! », sourit-il. Quant au choix des ânes, outre une certaine cohérence avec ses exigences, il s'est fait « un peu par hasard » reconnaît-il. Un projet sur la filière asine laitière lors de sa quatrième année de formation, et une mère qui adorait les ânes auront peut-être fait basculer la balance en leur faveur.

"Un marché de niche sans référentiel ni protocole d'exploitation"
Toujours est-il, que c'est bien avec les ânesses que les choses sont donc désormais et depuis très récemment lancées. Les premières traites, les premières pasteurisations et les premières ventes à des laboratoires, savonneries ou éleveurs qui n'ont pas assez de production sur leur ferme pour la fabrication de leur savon. Car c'est bien là la vocation finale du lait des ânesses de Julien: être transformé en savon ou autres produits cosmétiques. Un marché de niche pour une matière première visiblement recherchée: ses clients l'ont contacté avant même le début de sa production. « Je fonctionne en flux tendus !» Un élément pour le moins rassurant pour le démarrage de l'éleveur pour qui « tout est encore à créer », le tout dans une dans une filière tellement peu développée qu'il n'existe aucun référentiel technico-économique, ni aucun protocole d'exploitation dans les chambres d'agriculture. « C'est un peu le flou artistique de ce côté là... ».
Dans son parcours d'installation, même s'il salue l'efficacité de la conseillère technique de la Chambre, ou encore la formation du parcours Jeune Agriculteur, le plus précieux des coups de main est venu de deux professionnels. D'abord de Patrick Ballet, l'éleveur à qui il a racheté ses premières ânesses, et de Cécile Guichard, de la ferme du Hitton dans le Gers, qui avait elle-même bénéficié des bons conseils du premier et a bien voulu à son tour passer le relais. « Par exemple ; si mes analyses sont bonnes aujourd'hui c'est grâce au protocole de conditionnement qu'ils ont bien voulu partager avec moi... Sans eux ça aurait été très difficile de mettre tout ça au point ».
Quant à la partie administrative de l'installation, « c'est un vrai défi ! Ma formation d'ingénieur et ma courte expérience en entreprise m'ont sans doute beaucoup aidé sur cette partie. Il faut gérer plusieurs dossiers sur le temps long, ajouter à cela la certification bio, la PAC... » Pour tout agriculteur s'installant hors cadre familial, l'administratif, c'est véritablement l'occasion d'éprouver son projet et sa motivation à le réaliser, assure-t-il.

Les ânesses de Julien Blanquet


Suivre l'herbe!
Autre difficulté rencontrée lors de son installation : l'accès au foncier. Le jeune homme reste amer envers la SAFER, selon lui bien trop absente dans son parcours d'installation. « Ils m'ont dit par téléphone qu'il n'y avait pas de terres ni à louer ni à acheter sur la vallée d'Aspe. Pourtant nous sommes deux à avoir réussi à nous installer au 1er janvier 2019 à Lescun... Nous avons bien réussi à les trouver, nous, ces hectares ! ». Une vingtaine d'hectares au total qui se répartissent entre fermage, prêt à usage, et enfin bail à ferme sur un petit bout des terres familiales. « Une dizaine d'hectare est située sur la commune de Lescun et le reste est réparti dans la vallée ». Bien conscient que les baux ruraux sont très protecteurs, il a aussi volontairement fait le choix de ne pas investir dans du foncier, pour diminuer les frais et charges de son installation.
Un objectif de moindre frais qui est une ligne force de son projet. « J'ai fait le choix de ne pas avoir de bâtiment ni les charges qui vont avec comme l'électricité, le foncier, etc... Et puis les ânes sont des animaux qui ne sont pas fragiles et qui peuvent dormir dehors. Pour mon exploitation, je me suis inspiré d'un bon ami, berger sans terre, qui pratiquait la transhumance permanente. » Si le troupeau est actuellement sur le secteur de Lescun, dans un mois, ils seront à 1400 m d'altitude. Ils passeront de nouveau l'automne à Lescun, et l'hiver du côté d'Oloron, dans le bas de la vallée. « L'objectif est de ne pas avoir de charge de fourrage, seulement de l'orge et de la féverole pour attirer les animaux à la traite ». Une traite qui se fait dans un parc de traite amovible, à la main.
Avec un élevage déjà en bio, l'idée de Julien est bien de faire un produit haut de gamme. « Plus la production est labellisée et plus sa qualité est reconnue, mieux ce sera ». La transhumance pour « suivre l'herbe » fait aussi partie de cette stratégie de qualité. « L'idée est de pouvoir vendre mon lait sous l'étiquette « lait de montagne », même si ça n'est pas un label ou une appellation officielle. Je veux pouvoir expliquer aux gens que mes ânesses produisent leur lait à partir d'herbe de montagne, en toute sincérité. » Car en effet d'ici 5 à 10 ans, Julien espère bien pousser un peu plus loin ses activités en transformant et vendant en direct une partie de sa production sous forme de produit cosmétique et de lait frais, tout en couplant cette ativité avec des visites à la ferme et une activité de gite à la ferme. Quant aux anons, ils sont vendus à 1 an pour être éduqués et ensuite partir dans les écoles de tractions animales et s'ouvrent alors à eux par exemple, des destinées d'ânes maraîchers.


Renseignements pris auprès de la Safer, quant à son défaut d'accompagnement dans le parcours d'installation de Julien, un représentant de la structure "dit avoir conscience que la couverture du département par seulement 2 conseillers fonciers pose une vraie difficulté à être présent sur tous les territoires du département". Afin, justement, d'améliorer cette présence, le recrutement d'un troisième conseiller foncier est en cours au sein de la SAFER 64.

Solène Méric
Solène Méric

Crédit Photo : Aqui.fr

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