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29/05/20 : Municipales : A Melle (79), la liste menée par Sarah Klingler ayant obtenu la majorité absolue (28 voix) au premier tour, le conseil a été installé hier, avec 9 postes d'adjoints créés, avec Jérôme Texier et Favienne Manguy comme 1er et 2e adjoints.

27/05/20 : Les 11 Clowns Stéthoscopes organisent une "déambulade festive" aux fenêtres des patients qu’ils ont l’habitude de côtoyer au CHU de Bordeaux à l'Hôpital des enfants afin de renouer le lien physique rompu par le confinement, le 29 mai dès 15h00.

26/05/20 : Le Conseil municipal de Libourne a réélu à sa tête Philippe Buisson. Laurence Rouède se voit confier la délégation de 1ere adjointe, déléguée à la coordination des activités municipales, aux ressources humaines, à l’urbanisme et au foncier.

25/05/20 : Le secrétaire d'État en charge du tourisme, Jean-Baptiste Lemoyne, a assuré que l'exécutif réfléchissait à un "élargissement significatif" de la limite de déplacement (100 km autour du domicile), qui pourrait entrer en vigueur la semaine prochaine.

25/05/20 : Les hospitaliers du CHU Pellegrin à Bordeaux sont en grève illimitée depuis le 22 mai sur préavis de SUD Santé. Un rassemblement de soutien est organisé le 26 mai devant l'hôpital.

22/05/20 : Dans le cadre de la célébration de la Journée Mondiale des Oiseaux Migrateurs, les 24 et 31 mai 2020 à Vitrezay, BioSphère Environnement propose 2 sorties de découverte des oiseaux des marais de Gironde, de 8h30 à 10h30. Réservations: 05 46 49 89 89.

19/05/20 : Allant dans le sens de la déclaration du Premier Ministre ce matin, le préfet des Pyrénées Atlantiques Eric Spitz déclare que les Bordelais et les Toulousains en zone verte pourraient venir en vacances en juillet et août dans les Pyrénées Atlantiques

18/05/20 : L’incertitude de l’évolution sanitaire, et l’impossibilité de mettre en œuvre les mesures barrières, entrainent l’annulation de l’opération de sensibilisation des jeunes à la nage, Objectif Nage, pour l’été 2020, annonce le Département de la Gironde.

15/05/20 : Initialement prévu le samedi 12 septembre prochain, la 36ème édition du marathon des Châteaux du Médoc est reportée au samedi 11 septembre 2021.

14/05/20 : L'activité partielle pour les entreprises du tourisme et de l'évènementiel sera maintenue jusqu'à fin 2020 et que l'accès au fonds de solidarité est prolongé jusqu'à fin septembre. En revanche, pas de baisse prévue pour la TVA.

12/05/20 : La Compagnie aérienne Chalair annonce la reprise progressive de ses vols entre Bordeaux, Brest et Montpellier. Au rythme de 2 vols hebdomadaires, rdv le 8 juin, pour la reprise des liaisons Bordeaux-Brest puis le 15 juin, pour Bordeaux-Montpellier

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  • 31/05/20 | Covid 19 : les personnels de l'hôpital de Périgueux pourront recevoir la prime de 1500 €

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    Les personnels de l'hôpital de Périgueux, mobilisés pendant la crise sanitaire, pourront toucher la prime Covid de 1500€. Le député de Dordogne Philippe Chassaing, qui a appuyé la demande auprès du gouvernement, l'a annoncé ce samedi 30 mai dans un communiqué. Il précise que "le chef d'établissement pourra en effet décider du relèvement de la prime à 1500€ dans les services au sein desquels les agents ont été particulièrement impliqués, dans la limite de 40% des effectifs de l'hôpital."

  • 31/05/20 | Covid 19: dépistage dans 40 communes de Creuse

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    Existence préoccupante d'un Foyer de contamination du Covid 19 en Creuse où un cas, parmi les professionnels de santé à domicile, a été détecté le 24 mai à Guéret et deux autres depuis. L'Agence Régionale de santé et sa délégation départementale ont donc mis en œuvre des tests collectifs auprès de 59 particuliers et 40 professionnels . En outre une campagne de dépistage est entreprise dans 40 communes du département qui va concerner près d'un millier de personnes, notamment âgées bénéficiant de soins à domicile.

  • 31/05/20 | Arette (64): L'usine d'espadrille devenue tiers-lieu

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    Le tiers-lieu Pic Nic implanté à Arette (1 000 habitants) dans le Haut-Béarn, en vallée de Barétous au sud de Pau et d'Oloron-Sainte-Marie se développe. Impulsé en 2013 par l'achat par un couple d'architectes de l'ancienne usine d'espadrille du village, le lieu, espace de travail partagé et est devenu un outil commun à une dizaine de professionnels indépendants et télétravailleurs salariés. Afin de développer le tiers-lieu, tout en permettant l'émergence de projets communs, il a pris le statut de Société Coopérative d'Intérêt Collectif, que la commune souhaite intégrer. La création d'extensions est aussi envisageé.

  • 30/05/20 | Des esturgeons exotiques dans le Bassin d'Arcachon

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    Avec le débordement de cours d'eau du Sud Gironde les 10 et 11 mai 2020, des piscicultures dans les bassins du Ciron et de la Leyre ont été inondées laissant échapper des esturgeons sibériens et des esturgeons du Danube. Si l’espèce sibérienne pourrait a priori survivre sans se reproduire, les esturgeons sibériens emportés dans le Bassin d’Arcachon ne supportent pas la salinité des eaux. Ces deux espèces ne doivent pas être confondus avec l’esturgeon européen, protégé en voie de disparition. La prefecture demande donc aux pêcheurs de relâcher vivants tous les esturgeons qui seraient pris, quelle que soit l’espèce.

  • 30/05/20 | Dordogne : une hausse 24,2 % du nombre de demandeurs d'emploi en avril

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    La Dordogne voit son nombre de chômeurs s'envoler au mois d'avril. Pôle emploi a enregistré une hausse des inscrits en catégorie A, c'est à dire sans aucune activité, de 24,2 % en avril par rapport à mars 2020. En Nouvelle-Aquitaine, elle est de 27,4 %. C'est plus qu'au niveau national : cette hausse historique est de +22,6 %. Cela porte à 25 170 le nombre de personnes sans aucune activité en Dordogne. Le nombre d'inscrits en catégorie B et C (activité réduite) enregistre une forte baisse.

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Semaine de l'Agriculture

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Semaine de l'Agriculture

L'élevage et l'alimentation en débat sur la Semaine de l'agriculture Nouvelle-Aquitaine

20/05/2020 | La première journée du salon régional de l'agriculture, dans une version entièrement en ligne, a consacré un des débats à l'avenir de l'élevage en Europe.

L'élevage a t_il un avenir en Europe, un débat du salon régional de l'agriculture

Végétalisation de l'alimentation, contestations de l'élevage intensif, émergence des protéines alternatives. L'élevage peut il être maintenu en Europe ou est il condamné à disparaître ? Ce sujet était au centre d'un des débats organisés lundi après midi, dans une version entièrement en ligne, de la Semaine de l'agriculture en Nouvelle-Aquitaine. Si les pratiques de l'élevage avaient vocation à disparaître, quelles seraient les conséquences sur les paysages, les émissions de CO2, l'alimentation ? Autant de questions auxquelles ont tenté de répondre, agriculteurs, experts et scientifiques.

Premier constat : depuis de nombreuses années, les systèmes d'élevage en France et en Europe, toutes filières confondues,  connaissent de nombreuses difficultés qui sont d'ordre différentes. Ils enregistrent de nombreuses contraintes, en fonction des types de production, des pays, des systèmes. Les problématiques soulevées dans ce débat mélangent plusieurs registres : économique, environnemental avec les critiques, éthique, culturel, nutritionnel et sanitaire. 
Le premier intervenant, Jérémie Prouteau, expert en Foodtech, qui est un écosystème de startups innovantes sur toute la chaine de valeur alimentaire,  entame son propos en proposant trois points. Il indique que la tendance à la consommation de viande est en baisse : elle a diminué de 10 % en dix ans et 5,2 % des Français se déclarent végétariens dont 12 % des 18 ans - 34 ans. Selon lui, il n'y a aucune raison que la courbe s'inverse, surtout avec  les développement de substituts. Il prend pour exemple  l’écosystème des startups qui développent des alternatives soit à base de végétaux, plant based, soit à base de cellules. Les investissements sont très importants sur ces techniques. Jérémy Prouteau explique que l’écosystème de la viande cellulaire suit les mêmes trajets que viande végétale avec 5 à 10 ans de retard, et que tous les secteurs des protéines animales sont concernés, viande, produits laitiers et jusqu’au foie gras.

La fin de l'élevage, c'est la fin des prairies

La deuxième intervenante, Nathalie Rolland, présidente de l'association Agriculture cellulaire France, précise ce qu'on entend par agriculture cellulaire. Elle a débuté dans les années 50, et il y a deux grands types de produits : la viande, le poisson et les fruits de mer sont développés à partir de cellules d'animaux et les autres protéines (laits, oeufs) créés à partir de procédés de fermentation. Elle ajoute que ces produits sont développés pour être bon pour l'environnement et permette d'éviter les souffrances des animaux. Elle avance aussi des bienfaits pour la santé humaine, pas d'antibiotique, pas de zoonoses.
Anne-Cécile Suzanne, cheffe d'exploitation en polyculture élevage dans l'Orne,  et aussi consultante en stratégie et opérations pour le secteur public, souhaite recadrer les différents sujets : "Il y a d'abord la question alimentaire. Le jour où on aura une viande cellulaire qui contente les consommateurs et à un prix abordable, elle aura sa place dit-elle. Mais ce n'est pas le cas aujourd'hui. Il faut considérer l'élevage dans son actualité et envisager la meilleure façon de travailler pour répondre aux préoccupations sociétales. D'un point de vue environnemental, la fin des élevages, c'est la fin des prairies. Ils sont synonymes de biodiversité". La jeune femme insiste en disant qu'il faut donc continuer à travailler pour améliorer l'élevage. Elle ajoute aussi que d'autres dimensions doivent être prises en compte, éthique, environnement, qui dépasse la seule question alimentaire.
Pascal Lerousseau, éleveur, et président de la Chambre d'agriculture de la Creuse conteste pour sa part le rapprochement fait entre agriculture et cellulaire. Ce n'est pas la même chose "on ne peut pas parler de viande, on ne peut pas parler d'agriculture dans ce cadre. On travaille avec le vivant, la terre. Je ne vois pas un pays sans élevage".

La disparition de l'élevage, une utopie

"Et si l'élevage disparaissait, quelles incidences ?"  intervient Valérie Péan, d'Agrosciences et animatrice du débat. Jean-Louis Peyraud, directeur scientifique adjoint agriculture à l'Inrae, estime que c'est une utopie. L'élevage apporte de la biodiversité, de l'engrais, permet de stocker le carbone. Si on supprime les animaux, nous aurons des systèmes agricoles beaucoup moins efficaces », estime Jean-Louis Peyraud . Reste que la société attend moins les excès de l'abolitionnisme que des élevages respectueux du bien-être animal. "Il faut se poser la question des espaces qui seraient libérés par la fin de l'élevage. C'est de la biomasse qui n'est plus récolté, la fermeture des espace, la forêt, qui brûlera plus avec le changement climatique" dit-il.  "C'est aussi de la perte d'agrobiodiversité, il existe des dizaines de races de vaches, de moutons en prenant exemple de la plaine de Niort qui a vu disparaître toutes ses exploitations d'éleveurs.  Et c'est culturel, les signes de qualité…"C'est aussi une perte de savoirs faire". "Et même si cela a un peu disparu, l'élevage a un rôle irremplaçable pour la fertilité des sols.  Enfin, le chercheur ajoute que c'est aussi de l'économie, en France presque la moitié du chiffre d'affaires de l'agriculture, des emplois, 800 000 en France, plus de 3 % . Selon lui, l'élevage reste indispensable, même si des évolutions sont aussi indispensables. 

Est-ce que ces techniques de cultures ne pourraient pas remplacer la frange de l'élevage la moins vertueuses et la plus intensive ?  intervient Valérie Péan. Anne-Cécile Suzanne estime que les élevages intensifs ne sont pas remis en cause par les comportements des consommateurs, dans leur globalité. Dans ce contexte, la crise du Covid 19 peut il modifier les comportements ? La question est posée par un internaute. Anne-Cécile Suzanne indique que la relocalisation des achats est une bonne évolution, mais selon elle "il n'y a de miracles nulle part. Les filières viandes ont eu un comportement très spécial en faisant baisser le prix d'achat des bêtes. Alors que les prix à la consommation ont augmenté… C'est paradoxal."
Jean-Louis Peyraud estime que l'élevage va évoluer sous la double contrainte de la demande sociale et les nouveaux produits alimentaires que l'on voit poindre. Une des solutions, c'est peut être de modifier l'élevage autour du bien-être animal et de l'éleveur et en recouplant les animaux et le végétal. Pascal Lerousseau et Anne Cécile Suzanne  concluent sur une note positive. Pascal Lerousseau estime que "l'élevage a encore quelques belles années en trouvant l'équilibre entre prix de vente et coût de production, parce que les consommateurs recherche le naturel. Donc vendre à un prix décent, reconnaître les vraies valeurs de l'élevage et les services qu'il rend." Et quant à la définition d'un élevage idéal, c'est peut être tout simplement au consommateur de la donner pour en assurer l'avenir ?

Pour revoir l'intégralité du débat : https://agriweb.tv/

Claude-Hélène Yvard
Claude-Hélène Yvard

Crédit Photo : Claude-Hélène Yvard

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