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LGV: le Pays basque entre colères et résolutions
La LGV du Sud-Ouest, pomme de discorde entre les socialistes et Europe Ecologie
Ligne LGV Depuis que le comité de pilotage, réuni par le Préfet d'Aquitaine, a présenté le 11 janvier le fuseau retenu dans un couloir de 1 000 mètres pour le tracé de la ligne à grande vitesse (LGV) de Bordeaux vers l'Espagne et Toulouse, les oppositions se multiplient. Dans le Sud-Gironde, une dizaine de propriétés des AOC des Graves est menacée. Résultat, le syndicat s'apprête à consulter un cabinet d'audit pour envisager un autre tracé. Dans les Landes aussi, la mobilisation s'organise. Mais, surtout, la LGV est en passe de devenir "Le" thème de campagne des prochaines élections régionales et l'objet d'une discorde entre le PS et les Verts/Europe écologie.

"La LGV va être un des enjeux principaux des élections régionales. Il ne sera pas possible pour les écologistes de construire une majorité avec les socialistes si on ne revoit pas la copie", a récemment déclaré Noël Mamère, le député-maire Verts de Bègles. Des déclarations qui ont amené Alain Rousset, le président de la Région Aquitaine à rappeler que sa majorité, au Conseil régional, qui comprend notamment les Verts, a voté le projet de LGV dans le Sud-Ouest, mais aussi que "les Verts soutiennent partout la LGV. Pourquoi Europe Ecologie est le seul groupe qui s'oppose en Aquitaine ?. Dans un communiqué, ce 13 janvier, Europe écologie Aquitaine rappelle que "la position des Verts, au niveau national, est "parfaitement claire et cohérente" en considérant que "la construction de nouvelles LGV n'est plus la réponse adaptée pour compléter le réseau des LGV existant à l'heure où, partout, il est urgent de prendre en compte les besoins sociaux et la dimension environnementale". "Alain Rousset travestit totalement la position des Verts au niveau national, dans le but de faire croire qu'il existerait des contradictions entre les écologistes aquitains et ceux des autres régions sur les projets de LGV", affirme Europe Ecologie Aquitaine.

La Région s'endette avec la LGV
"Ce n'est donc pas notre position d'opposition à ce projet qui est incompréhensible, mais l'obstination farouche d'Alain Rousset de réaliser cette infrastructure, alors que deux études indépendantes ont démontré de manière incontestable, que la ligne existante Bordeaux-Hendaye aménagée et modernisée, était à même d'absorber le trafic supplémentaire des voyageurs (TER + TGV) et du fret marchandises d'ici 2050 et que, de ce fait, cette LGV est totalement inutile.
Europe Ecologie reproche surtout à Alain Rousset d'endetter lourdement la région Aquitaine "pour ce
projet, plus de 600 millions d'euros, alors que le financement des LGV est du ressort exclusif de l'Etat et non des collectivités territoriales". Pour l'association, cet endettement ne manquera pas de se faire au détriment d'autres politiques régionales comme celles des Transports Express Régionaux (TER) ou des lycées.

Alain Rousset favorable à la nomination d'un médiateur au Pays Basque
"Le train est une alernative au tout camion, notamment au Pays Basque. Partout, où elle a été instaurée, la LGV a apporté des bienfaits", nuance Alain Rousset. Conscient que le tracé ne doit pas être imposé, le président de la Région Aquitaine, s'est, d'ailleurs, déclaré favorable à la nomination d'un médiateur, lors de la présentation de sa liste dans les Pyrénées-Atlantiques le 12 janvier. Selon lui, il faudra bien six ans pour reloger, indemniser, reconstruire des maisons, insérer parfaitement la ligne dans le paysage. »

Nicolas César

17/01/2010

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L'abstention, ce nouveau mal français
C'est entendu : le 21 mars les régions françaises, que Nicolas Sarkozy qui déteste le moindre contre pouvoir, a condamnées à partir de 2014, auront une assemblée. Des élus qui croiront, pour quelque temps encore, que ça vaut la peine de s'engager, de s'occuper des transports ou du logement étudiant. Mais ce sera une manière de pis aller au regard de ce qui vient de se passer ce 14 mars, le désintérêt et, pire encore, le rejet de plus d'un français sur deux pour la politique.

Voici la nouvelle expression du mal français: le renoncement à dire son mot, à choisir ceux qui sont en charge de donner ses couleurs à la démocratie. Certes ce n'est pas une révélation; la tendance s'affirme d'un scrutin à l'autre à l'exception notable de l'élection présidentielle et de l'élection municipale. Mais c'en est bien fini de ce civisme que notre pays revendiquait comme une exception. Et il convient d'en chercher les causes, les causes profondes. 

Deux s'imposent à nos yeux:  d'abord le décalage qui grandit, chaque jour davantage, entre le citoyen et celui qui le représente, entre les promesses sur le thème partout entendu "non aux délocalisations" et la réalité du pouvoir des politiques, de ceux qui  nous gouvernent et pour qui la communication politique tient lieu de programme. Songeons à ces électeurs du Front national qui ont cru en la parole sarkozyenne, le temps d'une présidentielle et qui s'en retournent dans la famille frontiste de l'inexpugnable le Pen. Songeons à ces électeurs de droite qui ont porté Nicolas Sarkozy à l'Elysée et qui ne se reconnaissent plus dans une politique que la seule crise financière et économique ne saurait justifier. Une politique qui dans le geste veut réaffirmer le rôle et la place de l'Etat protecteur mais qui, dans la réalité, et sans explication indiscutable, bascule dans un libéralisme où la société française ne se retrouve plus. Y avait-il, ces jours-ci, aveu plus stupéfiant que ces propos de l'hôte de l'Elysée annonçant une pause des réformes en 2011? La France, comme le pense certain ancien premier ministre, ne saurait être gouvernée autrement que sur le mode du changement dans la continuité, ce qui ne signifie pas forcément l'immobilisme mais, plutôt, le respect des valeurs de justice et d'égalité comme socle indispensable à tout progrès... Lire la suite. | Réagir Réagir à cet article |