Le Conservatoire des races : Un lieu de survie
19/05/2012 | Un stand pas comme les autres posé au milieu du foin et du bétail, c'est le stand du Conservatoire des races
Un stand pas comme les autres posé au milieu du foin et du bétail, c'est le stand du Conservatoire des races. Un stand de races anciennes, qui aujourd'hui jouent un rôle de trace de ce qui a été, et de ce qui n'est presque plus. On a bien dit presque. Car certaines sont restées parmi nous notamment grâce à des élevages domestiques. Régis Ventribout, Secrétaire général du Conservatoire des races d'Aquitaine, nous parle d'une passion qui l'anime, celle de vouloir préserver le patrimoine local et culturel.
Cette association est essentiellement constituée d'éleveurs et de personnes intéressées par la sauvegarde des races. Des races domestiques anciennes dont la vie était nécessaire à leur milieu. Ainsi, ils veillent à la protection du patrimoine culturel et de l'environnement en revalorisant des races délaissées par le temps. Régis Ventribout, Secrétaire général du Conservatoire prend comme exemple la vache bordelaise. Elle a, selon lui, durant longtemps fourni notre région en lait : « Il y a quelques années on buvait du lait essentiellement grâce à elle. Puis, la race a commencé à disparaître, il n'en restait plus qu'une dizaine. Aujourd'hui, ce chiffre a été multiplié par dix ». Une œuvre louable qui séduit, et donne envie. Une première victoire pour le Conservatoire qui les incite à poursuivre. Il continue son tour d’enclos avec le mouton landais. On les comptait hier encore à plus d'un million. Désormais, ils ne sont plus que trois milles à débroussailler nos forêts. Ainsi, en un peu moins de 100 ans, cette ancienne race très utile à la fertilité de la terre landaise a failli disparaître, mourir pour laisser place à d’autres évolutions génétiques.

Une reconversion professionnelle
C’est sans compter sur le Conservatoire des races qui les sauve et les accompagne dans une nouvelle vie en tant que « pompiers » landais. En effet, cet été ils serviront de coupe-feu afin de préserver nos forêts des incendies. Pour le secrétaire général du Conservatoire: «Cela a permis de les revaloriser et leur permettre de trouver leur place et utilité dans nos vies. C'est à la fois un travail de protection de l'environnement et de patrimoine humain. Tout est lié, c'est tout un écosystème ».
Ainsi, les anciennes races d'Aquitaine existent et ne doivent pas disparaître, sous peine de laisser un monde incomplet tel une pièce qui manquerait à un puzzle.

Aurélie Gruel
Crédit Photo : Aqui.fr
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