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L'impression d'immerger dans un film de Jacques Tati : un air de guinguette agréable en fond sonore de conversations familiales, entre amis, entre enfants qui se chamaillent les barbes à papa et l'attention de leurs parents. Tous sont tournés vers un immense kiosque ; bancale et éclairée par un lustre chaleureux, la Boîte à Mézigue ouvre le festival Bastid'Art de Miramont de Guyenne. Avec un total de soixante-dix spectacles joués par des compagnies nationales et internationales en trois jours, du 30 juillet au 1er août, la seizième édition de ces rencontres de rue commence ainsi avec charme et espièglerie son week-end de fête consacré au rêve et à l'émerveillement de petits et grands.La charmante Boîte à Mézigue. Pour cette première soirée, la lune s'était parée de son costume rouge de clown pour s'accorder au cirque musical, la Boîte à Mézigue. L'accent chantant des protagonistes qui utilise l'italien comme une arme humoristique rappelle Roberto Benigni et leurs escarmouches une commedia dell'arte. Ce cirque est alors interprété par des gens qui se vouent à l'art de la rue, ceux qui ont décidé de sortir des sentiers battus et ne vivent que pour être écoutés, qui recherchent l'émerveillement et non les applaudissements. Les chapeaux volent dans les airs, l'échelle, que la señorina se hâte d'amener pour raccrocher le lampadario, bascule mais ne tombe jamais, les couteaux sont lancés avec calme et dignité, les cloches tintent et harmonisent les humeurs... En effet, la Musique occupe la première place dans ce spectacle: tuba et accordéon, guitare et flûte traversière, s'accordent pour parler du Venezuela, de la Russie et faire valser les jeunes amoureux. Un festival de rêve. Plus d'informations sur le site de Miramont de Guyenne. Laura Jarry.
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