Les Ovinpiades : Un concours où ça palpe
19/05/2012 | A l'occasion du Salon de l'Agriculture, les ovins se font palper. En effet, pour cette cinquième édition des Ovinpiades organisée dans le cadre de la journée de la génétique ovine
A l'occasion du Salon de l'Agriculture, les ovins se font palper. En effet, pour cette cinquième édition des Ovinpiades organisée dans le cadre de la journée de la génétique ovine, le Salon accueille des étudiants des lycées agricoles de Bazas et Laurent Sainte-Marie. Ceci afin de mettre en place une démarche globale, une action de promotion du métier. Les élèves s'organisent tel un jury et après avoir palpé, notent les brebis. Le but étant de se rapprocher le plus que possible des véritables notes données par le jury constitué d'éleveurs à l'œil vif.
Aujourd'hui, les lycéens jouent les éleveurs avertis et notent les brebis. Sur une échelle de 0 à 5, les élèves observent, palpent sous la laine et notent. Ils réalisent en effet, un à un, une évaluation corporelle des ovins. Une analyse précise qui permettra de connaître leur état physique. Le premier à s'avancer est le jeune Dominique, élève du lycée Oloron Sainte-Marie. Il arrive pressé, déterminé à attraper la bête tout d'abord par le cou et ensuite par les pattes avant et arrière, le tout reste de bien la tenir. Elle ne s'affole pas, on sent l'habitude. Le jeune homme la remet sur pattes, palpe la brebis à des endroits précis tels que le cou, le dos et les reins. Le bilan est plutôt bon, la note est de 3. Ce qui signifie que l'animal n'est ni trop maigre, ni trop gras, une silhouette parfaite, pour un animal en pleine forme. L'équilibre est bon, l'éleveur rassuré, la brebis peut aller se reposer. C'est au tour de Mathieu de venir constater la masse musculaire d'une brebis choisie par les membres du jury. Plus ou moins de muscles, plus ou moins de gras, tout varie en fonction de la race. En outre, le jury est constitué d'éleveurs aguerris, souriants, presque moqueurs devant ce spectacle où les rôles s'inversent. Une mise en abime qui amuse, intéresse et fait naitre une certaine nostalgie chez les éleveurs. De quoi les renvoyer des années en arrière.
Valoriser la race ovine
Géraldine Pujos, organisatrice des Ovinpiades témoigne: « En France, on est déficitaire en viande d'agneau. Les Ovinpiades c'est pour nous l'occasion de dynamiser la profession d'éleveur ovin et de faire naitre des vocations chez les étudiants. Ce concours permet notamment aux élèves de découvrir un peu plus un milieu qu'ils affectionnent. Ça permet aussi de valoriser la race ovine par le biais d' animations. En effet, concilier le ludique à la passion, c'est toujours plus parlant».
La fin du concours laisse place au véritable jury qui donne les résultats. Les élèves ont été justes, la notation est semblable à celle des éleveurs. Un bon cru. Bilan : Les brebis sont en forme, les élèves en raffolent, les éleveurs sont ravis.

Aurélie Gruel
Crédit Photo : Aqui.fr
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