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    La 24ème édition du festival Coquelicontes se déroulera du 28 septembre au 10 octobre. Itinérant entre la Creuse et la Corrèze, ce sont près de 74 rendez-vous dans 57 communes qui attendent les spectateurs. Au programme : des balades, des goûters ou encore des veillées autour du conte. L'inauguration se fera le 28 septembre à 20h à la Cité de la Tapisserie d'Aubusson avec le spectacle « Chroniques des bouts du monde » de Kwal. Programme

  • 27/09/21 | Une soirée pour découvrir la Jeune Chambre Economique

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    Le 28 septembre à 19h30, la Fédération des Jeunes Chambres Economiques de Nouvelle-Aquitaine organise une soirée de présentation de l'association à destination des jeunes de 18 à 40 ans. A Agen, Bergerac, Bordeaux et Niort, la soirée se fera en présentielle mais elle aura également lieu en version dématérialisée. Billetterie et inscription

  • 27/09/21 | Girl's day à Bressuire (79)

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    Dans le cadre du plan « 1jeune, 1solution » et à l'occasion de la journée de la mixité dans l'emploi, la maison de l'emploi du Bocage dans les Deux-Sèvres, en partenariat avec la SNCF, organise mardi 28 septembre un « Girl's day : journée de la mixité ». Lors de cette journée, toutes les femmes sont invitées à la Cité de la Jeunesse et des Métiers pour découvrir les métiers de la SNCF notamment techniques, souvent considérés comme des métiers « masculins ».

  • 24/09/21 | Salon de l'agriculture de Nouvelle-Aquitaine 2022 : 1ères infos !

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    Lors de la rentrée de la Chambre régionale d'agriculture, Bruno Millet, Commissaire général du Salon de l'agriculture Nouvelle-Aquitaine a révélé que si Bordeaux sera le centre physique de la manifestation, des événements auront aussi lieu sur l'ensemble des territoires, en partenariat avec les établissements d'enseignement agricole. Autre "nouveauté" issue de l'expérience de la crise sanitaire, les débats pourront être suivis à distance sur Agriweb tv. Enfin, les animaux seront désormais présents sur toute la durée du Salon, soit du 21 au 29 mai 2022, de même que le Marché de producteurs !

  • 24/09/21 | Le CHU de Bordeaux 2ème meilleur hôpital de France

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    Selon un palmarès du Point paru le 23 septembre, le CHU de Bordeaux se classe comme 2ème meilleur hôpital public de France. 31 des spécialités du CHU se classe dans les 5 premières places dont 12 relatives à la prise en charge des cancers. Le palmarès s'est appuyé sur une enquête menée auprès d'un millier d'établissements publics ou privés à but non lucratif et d'établissements privés à but commercial. Signe d'excellence, cette position dans le top 3 des hôpitaux français est tenue depuis 19 ans !

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Lormont : les ambitions d'une nouvelle ferme aquaponique

06/05/2019 | Une serre de 1100 mètres carrés devrait commencer à produire, en juin, ses premiers légumes en culture aquaponique. On vous en explique le principe et les enjeux.

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1,76%, c'est le degré d'autonomie alimentaire de la ville de Bordeaux selon une étude parue en 2017. Pour faire face à ce problème dont les conséquences impactent durablement le réchauffement de la planète, les initiatives locales se multiplient. À Lormont, une petite nouvelle va bientôt voir le jour. Elle sera l'une des plus grandes serres aquaponiques en milieu urbain de France, et elle envisage de produire une vingtaine de tonnes de légumes par an. En creusant un peu avec l'un des deux créateurs de ce projet singulier, on se projette (non sans un petit retour en arrière) sur une serre qui souhaite servir de point de départ à une ambition bien plus vaste.

C'est une étude du cabinet Utopies parue en mai 2017 qui le révèle : en moyenne, le degré d'autonomie alimentaire des cent premières aires urbaines françaises est de 2,1%. Dans le détail, Bordeaux (1,76%) est encore moins bien lotie que d'autres villes de la région Nouvelle-Aquitaine comme Pau (3,49%), Agen (3,44%), Limoges (2,11%) ou encore La Rochelle (1,86%). La provenance des produits alimentaires consommés par les habitants de la métropole bordelaise, malgré la présence de zones maraîchères, n'est pas vraiment très "écolo-friendly" en termes de bilan carbone : en moyenne, le panier annuel local des habitants des aires urbaines est de 15,5 euros. L'étude va plus loin, en précisant que toutes les villes ne sont pas égales face à leurs capacités à améliorer cette autonomie : si Périgueux a un potentiel de 97% pour être autonome à plus de 50%, ce n'est pas le cas de Bordeaux, dont les chances tournent plus autour des 15%, principalement pour des raisons de densité urbaines et de typologies d'habitats très diverses mais aussi en raison des capacités limitées de la production agricole locale. Pour enrayer cette mauvaise performance, la métropole bordelaise a créé en 2017 un Conseil consultatif de gouvernance alimentaire durable associant 150 collectivités, producteurs, associatifs, experts et consommateurs pour se pencher sur la question. Ce dernier a publié un plan de 25 actions (à plus ou moins brèves échéances, certaines étant prévues pour 2020) pour tenter de coordonner une politique commune en apportant, par exemple, un soutien notable à son propre Projet Alimentaire Territorial

Technique millénaire

En termes de projets territoriaux, justement, braquons aujourd'hui notre regard sur l'un d'entre eux. Si nous devions justifier ce coup de projecteur, nous commencerions par dire que celui-ci est singulier à plus d'un titre. D'abord parce que le projet est, de l'aveu même de son co-fondateur, Thomas Boisserie, un peu unique en France. Il s'agit d'une ferme aquaponique sous serre d'un peu plus de 1100 mètres carrés installée à Lormont. Elle se vante d'être "la plus grande jamais installée en zone urbaine en France". En vérité, un récent projet parisien ouvert en septembre 2018 à Aubervilliers lui a un peu damé le pion, mais les objectifs et le mode de fonctionnement sont les mêmes. L'emplacement et l'enjeu de la SAS Pauline Air Farm, eux, sont d'autant plus stratégiques qu'ils se situent sur un territoire à l'autonomie alimentaire, on l'a vu, fort limitée. "On a une emprise sur une parcelle dont les sols sont pollués, juste à côté des chemins de fer, c'est une ancienne décharge (...) Il y a une telle pression foncière sur Bordeaux Métropole, notamment du côté de la vallée maraîchère d'Eysines et de Blanquefort, qu'au fur et à mesure ces maraîchers veulent vendre et finissent par s'en aller", affirme ainsi Thomas Boisserie au moment de nous raconter les motivations derrière ce nouveau projet. "Il faut qu'on puisse arrêter de tout importer, sinon on continuera à manger des produits calibrés. Il y a aussi une volonté d'apporter de nouvelles innovations. Avec Sandra (elle-aussi co-fondatrice de la société et issue du monde de l'agro-alimentaire et de la gestion de production), on est petits-fils d'agriculteurs, on souhaite donc aussi retrouver certaines valeurs". 

Pour rentrer un peu plus dans le concret, disons que l'agriculture aquaponique peut, sans rougir, être qualifiée d'ancestrale. "C'est la contraction d'aquaculture (production vétégale ou animale en milieu aquatique) et hydroponie (le fait de faire pousser les plantes dont les racines sont immergées)", explique Thomas. "C'est un écosystème composé de trois éléments : des poissons (en l'occurence 5000 truites arc-en-ciel, une espèce d'eau douce assez consommée en France et plutôt rustique), eux-mêmes nourris à base de croquettes bio de protéines végétales (produites en France) et qui produisent des excréments dans lesquels les bactéries présentes sont ensuite transformées en nitrates (nutriment de base pour les plantes). "Avec ces eaux chargées en nitrates, ces plantes vont pouvoir grandir et filtrer l'eau qui retournera dans les bacs à poissons". Le procédé, on l'a dit, est loin d'être nouveau : au IVème siècle en Chine, déjà, on cultivait du riz en utilisant l'élevage de poisson tandis que les îles artificielles flottantes aztèques (les "chinampas") étaient notamment utilisées pour la culture du maïs. Le développement historique de l'agriculture intensive (et le virage pris notamment après la Seconde Guerre Mondiale) ont peu à peu effacé cette technique des agendas agricoles, mais face à des enjeux de réchauffement climatique majeurs et un objectif de limitation de l'impact carbone de l'agriculture traditionnelle, il revient peu à peu à la mode, notamment dans les zones urbaines denses qui peuvent utiliser ce système pour développer de la vente de produits en circuits courts. 

Serre Lormont

 

Pas bio mais bon

C'est exactement le but de cette serre installée sur un terrain en friche (et aux sols potentiellement très pollués) sur lequel la SAS de Thomas et Sandra a obtenu une autorisation d'occupation temporaire d'une durée de six ans (et une location à un prix très modique, dit-on, sans que ce dernier ne nous ait été communiqué). "Au départ, il y avait un objectif de traçabilité, savoir d'où vient ce que l'on mange et comment on le fait pousser. La majorité des aliments consommés fait entre 500 et 2000 kilomètres pour arriver jusqu'à nous. Quand vous regardez les rayons bio des supermarchés, la plupart du temps, ça vient du monde entier. L'impact CO2 n'est pas forcément top, même pour le bio", continue Thomas. Les avantages sont, sur des cultures à petite échelle, bien présents : l'irrigation en circuit fermé réduit considérablement la consommation d'eau pour la culture des plantes tandis que la culture hors-sol de la serre permet de se passer de tout pesticide ou produit chimique."On ne peut pas mettre d'engrais chimique parce que ça tuerait les poissons et on ne veut pas non plus élever les poissons aux antibiotiques pour le bien des plantes. Une fois que c'est récolté, on peut consommer tel quel. Les produits bio ont droit a des traitements chimiques labellisés, les nôtres n'auront aucun contact avec la terre et les produits chimiques. Ils seront récoltés à maturité et exceptionnels d'un point de vue gustatif. Les tomates auront du goût". Deux bémols dans l'équation. Le premier, c'est que le rendement est logiquement bien moindre que celui de l'agriculture intensive :  environ dix kilos de tomates par mètre carré contre 18,7 en pleine terre en France (étude FAOSTAT 2017). Le second, enfin, c'est qu'en raison de la technique du hors-sol, les salades, tomates et aromates qui sortiront de la serre lormontaise ne pourront pas être labellisés bio. "Ça aurait été bien que les autorités s'adaptent à un monde agricole qui change... Cela dit, on fera quand même sans...". 

Les objectifs de la serre sont ambitieux : la production, qui devrait démarrer d'ici l'été (les travaux de construction étant bientôt terminés), envisage d'atteindre une vingtaine de tonnes de produits frais par an, avec bien sûr des prix un peu plus élevés mais qui devraient rester dans les normes du MIN (Marché d'Intérêt National) local en bio. "On va aussi cultiver des produits en fonction des demandes. On n'est pas juste là pour produire, on essaie aussi d'avoir une démarche pour éviter le gaspillage alimentaire". Quant aux fameuses truites, elles finiront fumées en filets ou en rillettes locales, deux transformations qui pourront potentiellement, elles, être labellisées bio. Vous vous posez maintenant sûrement la question suivante : quand vais-je pouvoir acheter une salade produite dans cette serre ? Au risque de vous décevoir, la clientèle de départ de la SAS est essentiellement en B2B, c'est-à-dire que la vente de sa production s'adressera aux professionnels : essentiellement des restaurateurs, hôteliers et grandes surfaces spécialisées (de type Biocoop) en circuit court (et, promettent Sandra et Thomas, livrées à vélo !). Pour les particuliers, des visites pédagogiques de la ferme pourraient être mises en place dans un second temps. "Pour l'instant, on n'a pas la logistique pour les particuliers mais on fera un geste pour les habitants du quartier dans lequel on s'installe. Ouvrir plus largement demanderait beaucoup d'organisation, c'est pour ça qu'on veut rester prudents pour l'instant, essayer de rencontrer les restaurateurs convaincus par notre démarche". 

Des besoins à combler

Les chefs n'ont évidemment pas été les seuls à convaincre. Le budget de départ, qui avoisine les 300 000 euros, a été financé à 35% par des subventions publiques, le reste ayant été abondé en fonds propres et en crédits (auprès de la banque Crédit Agricole). Les premières estimations sur la rentabilisation de cet investissement de départ sont fixées à trois ans. La serre, selon Thomas Boisserie, compte également être un peu plus qu'une expérimentation parmi d'autres. "C'est une ferme test, elle a vocation à être la source de toutes nos erreurs pour que les prochaines soient bien optimisées. L'idée, c'est de développer d'autres modules comme celui-ci mais de taille plus importante (de deux à cinq mille mètres carrés) pour les déployer dans les principales villes en France et à l'étranger. Dès lors que l'on est sous serre, sur un modèle qui produit rapidement et qui consomme peu d'eau, on peut se déployer dans des endroits qui peuvent être victimes de stress hydriques ou soumis à des climats beaucoup plus froids comme les pays scandinaves, obligés de faire importer leurs produits frais. C'est un modèle qui peut potentiellement se déployer partout".

Quelques enjeux importants ont déjà été identifiés (éviter les maladies, maintenir l'équilibre de l'écosystème, éviter des taux de nitrates trop importants ou des carences potentielles) mais d'autres, en raison des ambitions de surface revues à la hausse, pourraient être à découvrir. Ils ne découragent pourtant en rien les ambitions de Thomas et de Sandra. "On est vraiment à mi-chemin entre le maraîchage, la start-up et l'agro-industrie. On investit sans savoir si ça va fonctionner. Mais l'aquaponie à de l'avenir : si demain quelqu'un invente un modèle low-tech et duplicable, on pourra s'installer dans toutes les villes du monde", termine ainsi Thomas. "Pour Bordeaux Métropole, l'aquaponie n'est pas la solution en elle-même, on ne fera jamais de céréales avec ce mode de production car ça n'a pas de sens. Par contre, pour tout ce qui est maraîchage et produits frais, on peut vraiment arriver à s'installer à proximité immédiate des marchés et faire des produits de qualité. De toute façon, notre surface de production représente à peine 0,1% des besoins de la métropole en produits frais, c'est dire si les besoins sont immenses". Immenses, en effet : si l'on en croit les données du cabinet UTOPIES (toujours lui), "en fonction du placement du curseur et de la nature des enjeux, un niveau d’autonomie alimentaire moyen "raisonnable" peut être envisagé autour de 10-15% selon les aires urbaines". Voilà qui fait une sacrée marge à combler.

Romain Béteille
Romain Béteille

Crédit Photo : 4111111111111111

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Béatrice BAS | 11/06/2019

bonjour,
j'ai découvert ce projet à la journée Information et Transmission que vous organisiez vendredi 7 juin. L'animation et les intervenants de cette journée étaient intéressants. Cependant, j'ai été surprise de ce choix : il ne s'agit pas ici d'agriculture, où sont les champs (agri) ? Le fondateur invoque la pression immobilière sur la zone maraîchère de Bordeaux, il se réclame d'un retour à la terre. Son projet est en contradiction : pas de champs, pas de terre, il continuera à fouler des "sols artificiels" ... Il regrette de ne pas avoir le label "Bio" cependant tout est artificiel. Les consommateurs refusent les poulets en batterie, les poules dans des boîtes, nous les remettons à gambader et tant mieux, ils veulent un retour au naturel. Ce projet met les tomates et les salades à pousser dans de l'eau... C'est innovant, donc mis en lumière et financé. Les villes ne sont pas autonomes en alimentation car les animaux et les plantes poussent et s'épanouissent dans des champs que nous avons : il n’y en a pas en ville mais autour de la ville, faisons le lien entre les deux !
Bien à vous,
Béatrice Bas

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