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Recettes de la semaine du 2 août Et si on faisait des brochettes ?!
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Un projet « superflu » pour les opposants du "Cercle de Burrunz"
Non à la LGV - Abribus Ascain Parmi les différents groupes et associations militant contre la construction d'une nouvelle ligne à grande vitesse dans le pays basque, le Cercle de Burrunz semble un des principaux piliers du mouvement d'opposition. Composé de particuliers (cadres, chefs d'entreprises, experts financiers, journalistes...), le groupe dénonce « l'aberration économique » que constitue la construction d'une LGV dans la région. Confronté à des estimations jugées excessivement optimistes du trafic ferroviaire futur, ainsi qu'à une fiabilité douteuse des données du trafic actuel, le Cercle de Burrunz est bien déterminé à combattre ce qu'il considère comme une « provocation » à l'égard du Pays basque.

Le groupe tire son nom du pont de Burrunz à Bidart, sous lequel passent côte à côte l'autoroute 2x3 voies et la ligne ferroviaire existante reliant Bayonne à Hendaye. Selon les fondateurs du groupe, il faut attendre 55 min environ pour voir passer un train (TER, TGV, fret confondus). « On nous parle de risque de saturation, alors que ce problème concernerait plutôt l'autoroute. C'est extravagant de dire ça. », remarque Jacques Saint-Martin, président du Cercle, qui considère ce discours et les analyses qui l'accompagnent comme un « subterfuge de stratagème » censé justifier la construction d'une nouvelle ligne.

RFF ", juge et partie"
Pour M. Saint-Martin, les premières irrégularités apparaissent lors du débat public. « C'est pour la première fois que, lors d'un débat public où l'on discute d'un projet, je vois son initiateur et principal maître d'ouvrage à la fois (Réseau Ferré de France) être modérateur du débat. », s'étonne-t-il. « Cela n'a pu que résulter en un débat biaisé dès le départ, avec des analyses et expertises venant du principal intéressé, en même temps juge et partie. » Il s'agirait aussi de sujets délibérément laissés de côté. « On ne s'est même pas posé la question, par exemple, si la nouvelle ligne était vraiment nécessaire. On est parti du principe que cette LGV s'imposait naturellement. », continue M. Saint-Martin. « On a ignoré de même la viabilité économique du projet et passé sous silence la faible condition financière de RFF et de la SNCF, pouvant être un facteur déterminant dans la poursuite du projet susceptible d'apporter des subventions et d'autres avantages liés par la suite à l'exploitation de la ligne. »

Une ligne existante sousestimée
Le Cercle de Burrunz accuse par ailleurs la fiabilité des chiffres concernant le trafic ferroviaire au sud de Bayonne, tels que présentés par RFF. Selon lui, 108 trains partent chaque jour de Bayonne vers le sud. Mais, comme précise M. St-Martin, c'est seulement la moitié qui part réellement à la frontière. Avec donc quelques 53 trains par jour allant jusqu'à Hendaye, la ligne est tout de même menacée de saturation selon RFF, qui ajoute des estimations pour le fret passant de 3 Mt à 20 Mt en l'espace de 10 ans. Une expertise indépendante vient de prouver cependant le contraire en affirmant qu'avec une capacité de contenir 264 trains par jour (voire plus, une fois les travaux d'aménagement terminés), la ligne actuelle pourra écouler le trafic; même tel que prévu par RFF en 2020.

Une rentabilité douteuse
Outre les chiffres, le Cercle de Burrunz évoque la « fragilité » du projet dont la réalisation est conditionnée par des facteurs difficilement prévisibles et maîtrisables tels : la relance du fret SNCF qui, selon le Cercle,  est en chute libre depuis les années 80; les intérêts et demandes du côté espagnol; ou la viabilité d'une autoroute ferroviaire. M. St-Martin mentionne aussi des arguments d'ordre plus général, comme le poids « ridicule » du train (1% env.) dans les déplacements quotidiens des Français, qui semble remettre en cause les espoirs liés au train en tant que solution au tout-voiture, et même au tout-camion.

"Un sursaut de bon sens"
Le principal objectif du Cercle serait donc de susciter un « sursaut de bon sens » dans la réflexion sur le projet d'une nouvelle ligne. Une réflexion qui devrait s'appuyer sur les examens, analyses et expertises délivrés par la Cour de Comptes, le Conseil d'Analyse Economique et la Commission des Finances, dont les recommandations donnent d'ailleurs « une préférence à l'entretien des lignes existantes » plutôt qu'au lancement de lignes à « rentabilité douteuse », ajoute M. St-Martin. Une démarche d'autant plus nécessaire selon lui, que les prévisions du trafic présentées par RFF résultent en partie de son « pari en faveur du Chemin de Fer », comme le formule Réseau Ferré de France.

Piotr Czarzasty

Renseignements :

http://lecercledeburrunz.hautetfort.com

05/01/2010

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Nicolas Sarkozy en campagne, à la reconquête des électeurs perdus.
Pas de vacances pour la cellule de communication de l'Elysée, si l'on en croit les faits et gestes de Nicolas Sarkozy, ces derniers jours. Depuis sa dernière intervention télévisuelle, il faut comprendre que sa campagne de reconquête de l'opinion a vraiment commencé.

Du sommet du Tourmalet au podium des Chantiers navals de Saint Nazaire, une pré commande russe en poche, l'homme de l'Elysée va à la rencontre des « couches populaires », celles qui ont contribué à son élection de 2007 et qui, depuis, tous les sondages le confirment, l'ont quitté.
Avec 34 % d'opinions favorables (1), le chef de l'exécutif connaît un désaveu exceptionnel et suscite, jusqu'au au sein de sa propre famille politique, plus d'une interrogation. Certes, la présidentielle n'est que dans vingt mois mais la situation de l'économie d'une part, le rapport des forces politiques d'autre part, y compris à droite, placent Nicolas Sarkozy dans l'obligation de partir de loin pour tenter de remonter un aussi lourd handicap.
A cet impératif s'ajoute une manière de dissuasion à l'égard de ceux qui à droite auraient quelques velléités de candidature. On songe au maire de Bordeaux qui jure qu'il ne sera pas candidat contre Nicolas Sarkozy mais active ses réseaux, en toute tranquillité; on songe aussi à certain ministre du « Nouveau Centre » qui laisse entendre qu'il pourrait être candidat, on pense enfin à Dominique de Villepin dont le procès Clearstream qui viendra en appel, au printemps 2011, sera déterminant pour une éventuelle candidature.
Nicolas Sarkozy s'installe, et ses conseillers l'installent, dans la situation de candidat naturel et unique de la droite à l'élection de 2012. Qu'on se le dise.
Arrêtons-nous, un instant, sur deux dossiers où il monte en première ligne. Celui des retraites et celui de la sécurité.
Les retraites d'abord : avec des accents retrouvés de la campagne de 2007, une capacité à simplifier les choses à l'extrême, il fait tout pour s'imposer comme le sauveur du système de répartition à la française sur un thème hyper sensible pour les classes populaires. Imaginons, déjà, son discours de campagne dont il est persuadé qu'il finira par passer : je n'ai fait que mon devoir, là où on vous entretenait dans l'illusion d'une solution alternative... Lire la suite. | Réagir Réagir à cet article |