Recettes de la semaine du 2 août
Et si on faisait des brochettes ?!
The New York Times l'intégrale des unes 1851-2009
Une sélection de 300 "unes" du«New York Times»reproduites en fac-similé, de 1851 à 2009. Une vue d'ensemble des événements politiques, économiques, culturels et sportifs. Les 3 DVD ...
Mark di Suvero embrase le Médoc
Mark di Suvero est le plus célèbre sculpteur américain de notre siècle. Ses oeuvres sont exposées dans le monde entier : Cambera (Australie), Toronto, Bonn, Berlin, Valenciennes, Stockholm? ...
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Gilles Savary, vice-président socialiste du Conseil Général de Gironde, et Yves d'Amécourt conseiller général UMP du canton de Sauveterre de Guyenne, en Gironde, se répondent. @qui! - Le sénateur socialiste du Var, Pierre-Yves Collombat, a estimé sur la chaîne Public Sénat qu'il s'agissait d'une « réforme politicienne ». Qu'en pensez-vous ? Yves d'Amécourt - La création du conseiller territorial était déjà présente dans le programme d'Edouard Balladur en 1995, ainsi que dans le livre de François Fillon. C'est une idée qui remonte à plus de quinze ans déjà. Le Premier ministre l'a mûrie à l'époque où il était lui-même un élu local. Il est aberrant d'affirmer qu'il s'agit d'une loi de circonstance pour que la majorité récupère les régions en 2014. La gauche détient aujourd'hui 80% des sièges au conseil régional d'Aquitaine. Il est vrai que le redécoupage des cantons va changer l'équilibre. Mais le redécoupage des cantons est nécessaire. En Gironde, le plus petit compte 2000 habitants et le plus grand 53 000 habitants, cela n'est pas très équitable. En ce qui concerne le scrutin mixte, il faisait déjà partie du programme de Léon Blum et du programme commun de la gauche en 1972. Mais il est beaucoup trop compliqué donc je n'y suis pas favorable. Je pense d'ailleurs qu'il ne sera pas adopté au Parlement. @! - La création du conseiller territorial va-t-elle permettre de renforcer les synergies entre le département et la région, ou se fait-elle au détriment de l'un des deux échelons ? G. S. - On s'achemine d'abord vers une « balkanisation » de la région, avec un président de région encadré par cinq présidents de conseils généraux : ses marges de manœuvre vont beaucoup diminuer ! A long terme, je pense que la fusion des départements et des régions est inéluctable. Les élus vont se lasser de voter le budget à deux endroits, dans leur département, et à Bordeaux, au conseil régional. Le conseiller territorial est la mèche qui allume la combustion lente de la suppression du département. Les départements ont déjà disparu des plaques minéralogiques d'ailleurs. Je ne pense pas que l'émergence de régions hyperpuissantes soit une bonne chose. On risque d'évoluer vers un régime fédéral. Les présidents de régions seront très puissants en termes de budget. Ils pourraient demander un pouvoir législatif. Cela va à l'encontre de l'histoire de l'unité nationale française. « La mèche qui allume la combustion lente de la suppression du département » Y. d'A. - Le conseiller territorial va permettre de rapprocher le département et la région, d'établir une plus grande cohérence dans leurs politiques. Je ne pense pas que cela signe « la mort du département » comme certains le prétendent, mais la mort de la féodalité du département. La nation est une et indivisible et il est dans l'intérêt du citoyen que les départements et les régions travaillent de concert. Ils n'ont pas à devenir des opposants. Aujourd'hui, le PS n'a pas de majorité au Parlement, alors il utilise les collectivités territoriales comme contre-pouvoir. Quant au scénario du fédéralisme de Gilles Savary, cela n'est clairement pas dans l'optique du gouvernement. Il y aura peut-être des tentations en Corse et au Pays Basque. L'objectif est, avant tout, que les régions réalisent des efforts de gestion et dégagent des capacités d'investissement. @! - On évoque souvent le « millefeuille territorial » français. Cette réforme va-t-elle permettre une simplification de l'organisation territoriale ? G. S. - Le millefeuille territorial est une réalité, mais c'est un prétexte évocateur pour mettre en œuvre une réforme qui sert d'autres fins. Il faut laisser aux régions les compétences en matière de développement économique et d'aménagement du territoire, et donner au couple département-commune des compétences de proximité. Les départements pourraient rendre aux régions la gestion des routes nationales, par exemple. En revanche, j'imagine mal la région gérer les aides sociales, comme le RSA. Nos régions sont trop faibles, pas trop petites. La possibilité donnée à des collectivités de fusionner entre elles montre au contraire que cette loi ne produit aucune simplification. Imaginez si des régions décident de se regrouper et d'autres non ! C'est une loi de complexification qui va créer de la confusion territoriale. Y. d'A. - Je pense que l'on prend le chemin de la simplification. On va renforcer le couple communes-communautés de communes d'une part, et le couple départements-régions d'autre part. La création du conseiller territorial va permettre une clarification des compétences et une meilleure identification pour le citoyen. Aujourd'hui, les citoyens sont dans l'incapacité de citer leurs conseillers régionaux, ils ne les connaissent pas. Le vrai problème n'est pas le millefeuille territorial mais cette couche hermétique qui s'est installée entre la société civile et la gouvernance des collectivités. Il faut faire en sorte que les citoyens reçoivent les aides dont ils ont besoin, qu'elles ne soient pas absorbées par une infrastructure. Quant aux possibilités de fusion, je ne trouve pas cela choquant. Si des régions fusionnent, elles seront plus fortes. La loi doit permettre l'innovation. Les bassins de population se déplacent. On ne peut pas faire de développement durable si le territoire est figé. Propos recueillis par Aurélie Abadie. 11/03/2010 |
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Du sommet du Tourmalet au podium des Chantiers navals de Saint Nazaire, une pré commande russe en poche, l'homme de l'Elysée va à la rencontre des « couches populaires », celles qui ont contribué à son élection de 2007 et qui, depuis, tous les sondages le confirment, l'ont quitté.
Avec 34 % d'opinions favorables (1), le chef de l'exécutif connaît un désaveu exceptionnel et suscite, jusqu'au au sein de sa propre famille politique, plus d'une interrogation. Certes, la présidentielle n'est que dans vingt mois mais la situation de l'économie d'une part, le rapport des forces politiques d'autre part, y compris à droite, placent Nicolas Sarkozy dans l'obligation de partir de loin pour tenter de remonter un aussi lourd handicap.
A cet impératif s'ajoute une manière de dissuasion à l'égard de ceux qui à droite auraient quelques velléités de candidature. On songe au maire de Bordeaux qui jure qu'il ne sera pas candidat contre Nicolas Sarkozy mais active ses réseaux, en toute tranquillité; on songe aussi à certain ministre du « Nouveau Centre » qui laisse entendre qu'il pourrait être candidat, on pense enfin à Dominique de Villepin dont le procès Clearstream qui viendra en appel, au printemps 2011, sera déterminant pour une éventuelle candidature.
Nicolas Sarkozy s'installe, et ses conseillers l'installent, dans la situation de candidat naturel et unique de la droite à l'élection de 2012. Qu'on se le dise.
Arrêtons-nous, un instant, sur deux dossiers où il monte en première ligne. Celui des retraites et celui de la sécurité.
Les retraites d'abord : avec des accents retrouvés de la campagne de 2007, une capacité à simplifier les choses à l'extrême, il fait tout pour s'imposer comme le sauveur du système de répartition à la française sur un thème hyper sensible pour les classes populaires. Imaginons, déjà, son discours de campagne dont il est persuadé qu'il finira par passer : je n'ai fait que mon devoir, là où on vous entretenait dans l'illusion d'une solution alternative... Lire la suite.
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