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Agriculture | La mycofédération de Nouvelle-Aquitaine est née

L'acte de naissance de fédération régionale a été signé fin décembre à Périgueux

L’association Cèpes du Périgord, l’association des producteurs de cèpes et des champignons de la Gironde et l’association de Mycosylviculture en Limousin créent une fédération des associations et syndicats de producteurs de cèpes et champignons forestiers. Les départements de Nouvelle-Aquitaine, moteurs que sont la Dordogne, la Gironde, la Corrèze, la Creuse et la Haute- Vienne, ont déjà participé à des programmes régionaux visant à renforcer la qualité de la production, la protection des milieux. Parmi les objectifs de cette nouvelle structure, on note la traçabilité et l’identification de cette filière.

Le cèpe du Périgord fait partie de l’identité de la Dordogne. Une association, créée en 1994 et présidée par Emmanuelle Chignat, qui réunit plus de 200 producteurs, en assure la promotion et le développement à travers une démarche de filière. Désormais, elle ne travaillera plus seule : elle a décidé de se regrouper avec l’association des producteurs de cèpes et de champignons de la Gironde, présidée par Gérard Larue et l’association de Mycosylviculture en Limousin, présidée par Jean-Louis Bignaud. C’est ainsi qu’est née le 16 décembre dans les locaux de la chambre d’agriculture de la Dordogne, la mycofédération de Nouvelle-Aquitaine.

Le but est de défendre d’une même voix les cèpes et les champignons forestiers et d’assurer leur promotion. "Cette structure régionale est l’aboutissement d’un travail mené en synergie entre nos départements, les chambres d’agriculture concernées et les associations de champignons sylvestres, à savoir organiser des filières autour de ce produit d’exception", observe Emmanuelle Chignat de l’association Cèpes du Périgord. "Nous avons ciblé plusieurs projets que nous pouvons conduire en commun". Parmi les actions envisagées, on trouve la valorisation des territoires, la préservation des milieux forestiers, la création d’outils de transformation afin de créer une gamme de produits transformés, le développement de la commercialisation à partir de marques collectives locales. Tous les champignons sylvestres sont concernés par la mycofédération Nouvelle-Aquitaine: cèpes, girolles, trompettes de la mort, l’oronge, le lactaire délicieux, la coulemelle. « Si chacune de nos trois associations conservent leur autonomie, nous irons désormais porter des dossiers communs à la Région et à nos partenaires. »

Un dossier IGP en cours

Le sujet qui émerge est celui la traçabilité des cèpes et champignons des bois. "Nous avons pour objectif de faire aboutir un dossier IGP ( identification géographique protégée) d’ici deux ou trois ans. Nous porterons le dossier en commun, mais il y aurait trois déclinaisons départementales. C’est une piste de travail que nous avons identifié". Cette IGP correspond à une demande sociétale forte, explique Emmanuelle Chignat. "Cela ne rassure pas uniquement les consommateurs, mais aussi les acheteurs, restaurateurs, et épiceries fines", ajoute Gérard Larue, à la tête de l’association girondine.

La nouvelle structure va aussi défendre les milieux forestiers naturels. C’est ce que souligne Jean-Louis Bignaud, président de Mycosylviculture en Limousin : "Notre association a cinq ans. Dès le départ, nous avons développé des actions autour de la production de champignons mais aussi des sous bois". La nouvelle structure doit aussi permettre de renforcer la notion de propriété privée et d’être mieux entendus. Des actions de communication en commun sont également envisagées : la nouvelle structure régionale aura son stand lors de la foire de Bordeaux au printemps prochain.

Claude-Hélène Yvard
Claude-Hélène Yvard

Crédit Photo : Claude-Hélène Yvard

Publié sur aqui.fr le 30/12/2021