Soutenez aqui.fr face au défi de la Nouvelle Aquitaine

21/02/20 : Le TramBus de l'agglomération Bayonne-Anglet-Biarritz a franchi le cap du million de voyages, dont 200 000 en janvier. Les abonnements mensuels et annuels observent une progression de plus de 50%; les abonnements scolaires ont eux augmenté de +14 %

20/02/20 : A partir du lundi 24 février, les détenteurs d'un abonnement TBM pourront emprunter la ligne 42 du TER entre Bordeaux Saint-Jean et Parempuyre, et entre Pessac-Centre et Parempuyre, avec cette même carte TBM. Une expérimentation d'1 an renouvelable.

20/02/20 : C'était une figure de la presse française: Jean Daniel le fondateur du Nouvel Observateur s'est éteint ce 19 février à 99 ans. Ce natif d'Algérie, comme Camus, fut aussi un des témoins exigeants de la renaissance du parti socialiste dans les années 70.

19/02/20 : La métropole de Bordeaux a choisi le groupement Eiffage/UCPA/Dalkia et Banque des Territoires pour construire le futur stade nautique de Mérignac. Les travaux doivent démarrer en novembre pour une livraison en 2022.

19/02/20 : Municipales: la liste "Changer!" présente son programme pour Villenave d'Ornon autour de Patrick Bouillot et Florence Rialland ce samedi 22 février, à 10h, salle Jacques Brel

18/02/20 : Présence annoncée de Benoît Biteau député européen EELV et agriculteur en Charente-Maritime à la réunion, ce jeudi 20 février à 19h30, de la liste "Villenave écologique, solidaire et citoyenne" à l'auditorium de Sourreil.

18/02/20 : Dans le cadre des Conférences Montaigne organisées par l'Université bordelaise du même nom, Noël Mamère interviendra ce jeudi 20 février (Amphi B - 18h) sur le thème de "L’écologie, le paradigme politique du XXIe siècle".

18/02/20 : La FDSEA 64 a renouvelé son bureau: Franck Laborde, céréalier, secrétaire général de l’AGPM et éleveur de canards à Préchacq-Navarrenx en est le nouveau président, remplaçant Bernard Layre, devenu l'an dernier Président de la Chambre d'agriculture 64

16/02/20 : Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, a démissionné et conduira finalement la liste LREM aux municipales de Paris sur décision évidente d'Emmanuel Macron; le député Olivier Véran lui succède au ministère.

10/02/20 : Charente-Maritime : le festival electro Stereoparc a dévoilé les premiers noms de la programmation de la soirée Coco Coast du samedi 18 juillet 2020 : Martin Solveig, Bakermat et Bellecour.

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  • 25/02/20 | Nouvelle présidence pour les stations N'PY

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    Président de N’PY depuis sa création en 2004, Michel Pélieu a cédé son siège à Michel Boussaton le 24 janvier. Après l’entrée au capital de la Région Occitanie en juillet 2019, ce changement à la tête de N’PY est une nouvelle étape dans le processus de transformation amorcé en 2018 pour accompagner les domaines skiables et sites touristiques dans la diversification de leur activité et l’adaptation de l’immobilier de tourisme. N’PY va prendre une dimension "chaîne des Pyrénées" avec l’appui de la Région Occitanie et de la Banque des Territoires auxquels pourraient s’associer la Région Nouvelle-Aquitaine et les départements.

  • 25/02/20 | La colocation en HLM, une solution pour le logement des réfugiés ?

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    Pour la première fois en France, une convention régionale favorisant la colocation en baux directs pour les personnes bénéficiant de la protection internationale a été signée en Nouvelle-Aquitaine par l’État, les bailleurs sociaux et les associations de la région. Ce dispositif, expérimenté en Gironde à compter de mars 2020, a pour objectif de répondre à la forte tension locative présente sur les petits logements. Il sera soutenu financièrement par l’État avec l'ambition de l'étendre rapidement à toute la région et à d'autres publics.

  • 25/02/20 | L’ex-pdg d’Heuliez confie ses archives personnelles au département des Deux-Sèvres

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    Gérard Quéveau, l’ancien pdg de Heuliez basée à Cerizay, donne ses fonds personnels aux archives départementales des Deux-Sèvres. Les premières caisses d'archives sont arrivées à la maison du département. Le traitement des documents a débuté. Cela représente tout de même 170 mètres linéaires dédiés à cette entreprise de carrosserie automobile. Ce mardi 25 février, une convention de don du fonds d’archives de l’entreprise va être signé entre le président du département et l’ancien pdg de Heuliez.

  • 25/02/20 | Salon Aquibat : 6 structures néo-aquitaines recherchent des pros du BTP

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    A l’occasion du salon Aquibat (Parc des Expositions de Bordeaux), la CCI Bordeaux Gironde organise, le 28 février prochain, une rencontre « Convergence Marchés ». L’objectif est de mettre en relation des entreprises du bâtiments et 6 structures qui recherchent des professionnels du BTP comme Bordeaux Métropole ou l’ESID (Service d’infrastructure de la Défense). Des rencontres de 15min sont prévues avec ces donneurs d’ordre locaux de 10h à 13h. Les inscriptions sont gratuites.

  • 24/02/20 | Aéroport de Bordeaux-Mérignac : des agents de sécurité en grève

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    Une centaine d'agents de la société Hubsafe chargés de contrôler la sécurité à l'aéroport de Mérignac ont manifesté devant les portes ce lundi matin pour la quatrième journée consécutive. Ils dénoncent leurs conditions de travail et un entretien "exécrable" de leurs postes de travail. La société a choisi de rapatrier des salariés de Paris et Nantes pour assurer le service et éviter des annulations ou perturbations dans les vols. Le préavis de grève de la majorité des 135 agents est illimité. Hubsafe n'a pour l'instant pas entamé de négociations.

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La LGV Sud-Ouest Idées neuves en Nouvelle Aquitaine Innov'action et Agriculture

Agriculture | Salon de l'Agriculture de Paris : la Nouvelle-Aquitaine veut sa "révolution verte"

13/02/2019 | Du 23 février au 3 mars, la région Nouvelle-Aquitaine participera, avec une centaine d'exposants, au Salon International de l'Agriculture de Paris. Détails.

Salon Agriculture Paris

Avant la grand-messe annuelle du mois de juin, la Nouvelle-Aquitaine va participer, du 23 février au 3 mars prochain, à l'édition 2019 du Salon de l'Agriculture de Paris. Avec une centaine d'exposants dans les trois halls, elle compte bien défendre encore une fois sa position de première région agricole d'Europe, au travers de multiples manifestations et évènements censés mettre les producteurs et acteurs de la filière issus des différents départements à l'honneur. Le salon sera aussi l'occasion pour la région de s'intéresser aux incertitudes et tensions politiques d'un secteur en quête d'un nouveau modèle. Focus sur les ambitions régionales.

Un territoire à défendre

Une agriculture plus durable, respectueuse de l’environnement et plus engagée dans la transition vers un nouveau modèle. Tels seront les grandes orientations de la présence de la région Nouvelle-Aquitaine au Salon de l’Agriculture de Paris  du 23 février au 3 mars prochain Porte de Versailles. La communication autour de la gastronomie restera, comme elle l’à été l’an dernier, très présente, mais le thème principal de cette présence dans un évènement où plus de 700 000 visiteurs sont attendus sera donc une mise au vert. L’ensemble des filières agricoles régionales sera donc mobilisée au sein des trois différents halls de la manifestation : l’élevage (filières bovines d’un côté, ovines et caprines de l’autre) pour le Hall 1 sur 270 mètres carrés avec de nombreuses animations prévues, des animations bouchères et culinaires (avec le chef Frédéric Coiffé) au focus sur le beurre AOP de Poitou-Charentes en passant par la route des fromages de chèvre de Nouvelle-Aquitaine, sans oublier un petit teasing pour évoquer le futur mondial de tonte de moutons organisée pour la première fois au Dorat (Haute-Vienne) en juillet.

Le Hall 2, lui, sera dédié à la filière équine (tourisme équestre et ânes maraîchers sur vingt mètres carrés) tandis que le Hall 3 aura à cœur de promouvoir les « saveurs et l’art de vivre » régionaux, avec une présence de cinq départements mis à l’honneur au cours de différentes soirées tout au long du salon : Pyrénées-Atlantiques, Périgord, Corrèze, Lot-et-Garonne et Poitou (Vienne et Deux-Sèvres). En tout, on comptera un peu plus d’une centaine d’exposants avec des effectifs divers : le département de la Gironde, avec 24 exposants, sera le plus actif, les deux Charentes en compteront une dizaine, la Dordogne 6. Avec trois producteurs fermiers, le Lot-et-Garonne aura l’effectif le plus limité. Enfin, l’un des temps forts de ce rendez-vous parisien « incontournable » pour le président de la Chambre d’Agriculture régionale, Dominique Graciet, sera les trente ans du label rouge Blason Prestige. Car non content d’être la première région agricole d’Europe, la Nouvelle-Aquitaine est aussi le territoire comptant le plus grand nombre de producteurs sous signes officiels de qualité. Le premier but de cette escapade parisienne sera donc, comme chaque année, de les mettre à l’honneur.

Une transition à pousser

Mais cela ne sera pas le seul. Il sera aussi (et surtout) pour la région un moyen de défendre les efforts engagés ou à venir sur sa politique de transition vers un modèle agricole adapté aux nouvelles contraintes environnementales et aux attentes sociétales autour d’un secteur qui traverse une grande période de transition. Cette défense passera notamment par le nouveau fonds de garantie de prêt pour les agriculteurs et les entreprises agro-alimentaires, baptisé Alter’NA, présenté pour la première fois en novembre dernier. "Les prêts n’ont pas encore démarré, ces crédits sont attribués au FEI (Fonds Européen d’Investissement) qui fait un appel à candidature à des structures bancaires régionales. Elles sont en sélection et doivent faire un point d’ici la fin de la semaine", a assuré le président de la région Nouvelle-Aquitaine, Alain Rousset, qui a affiché une volonté de "veiller à ce que ça ne soit pas une substitution au risque naturellement pris par les banques mais que ce soit vraiment les agricultures qui, avec ce prêt, puissent basculer vers un système plus rémunérateur. Cette sélection permettra notamment d'avoir des banques qui proposent des prêts avec des taux inférieurs à ceux du marché". La région pourra aussi insister sur la réflexion entamée au travers de l'Agro Smart Campus, lancé en mai dernier et auquel sont associés l'INRA (Institut National de la Recherche Agricole), la Draaf (Direction régionale de l'agriculture et de la forêt), Bordeaux Sciences Agro et les lycées agricoles régionaux. Son but : créer des ponts entre la formation et la recherche dans l'objectif d'"accompagner la transition, réfléchir aux conditions de production de demain. C'est une machine intellectuelle à la disposition des jeunes et de du monde agricole pour penser l'agriculture de demain : respectueuse de l’environnement, des agriculteurs en eux-mêmes, parce que les revenus agricoles soient trop inégaux, et des territoires". 

Du côté des ambitions pour l'année à venir, "l’idée est bien d’accélérer la transition vers l’agro-écologie et d’amplifier nos résultats. Nous souhaitons arriver au seuil de 10% d’agriculture biologique mais aussi faire en sorte que les 90% des agriculteurs qui n’auront pas basculé dans la bio puissent le faire vers une autre forme d’agriculture. Pour ça, il ne s’agit pas de stigmatiser mais d’accompagner". Sur ce point et la sortie des produits chimiques en agriculture, le CNRS de Chizé  aura sûrement un grand rôle, notamment pour mêler ces ambitions à l'adaptation de l'agriculture de demain. Au niveau de la formation en elle-même, l'ambition de la Nouvelle-Aquitaine est aussi de déployer iun vaste programme d'investissements dans les exploitations des lycées agricoles "qui, souvent, connaissent des difficultés.  Il faut que l'on soit à l'avant-garde de l’agriculture de Nouvelle-Aquitaine, on va consacrer dans ce programme vingt millions d’euros sur les trois années qui viennent. L'idée, c'est d'avoir des fermes pilotes, inventer la ferme du futur comme on a pu le faire avec le programme Usine du futur dont 400 usines ont déjà pu bénéficier". Les ambitions régionales passeront aussi par le projet VitiREV, qui doit être validé d'ici la fin de l'année : quatre ans après la signature d'un accord sur la sortie des pesticides dans la vigne, le vaste chantier promis par ce programme dépasse largement le simple objectif de réduction des intrants. La volonté de limiter l'étalement urbain et de sanctuariser des terres arables, initiée au travers du volet climatique  du futur SRADDET (Schéma Régional d'Aménagement, de Développement Durable et d'Égalité des Territoires), devrait aussi pleinement jouer son rôle dans cette transition. 

Des incertitudes à lever

Enfin, ce salon de l'agriculture parisien sera aussi, on s'en doute, l'occasion pour les régions de défendre leur pré carré, moins dans le sens "pâturage" qu'au travers de la question des financements européens que ces dernières ont à charge de gérer, notamment les fonds FEADER dédiés au développement rural, dont la sous-utilisation a été récemment dénoncée. Et sur ce point, la loghorée risque d'être rude, notamment à cause du renvoi de balle entre l'Etat et les régions. Ainsi, pour Alain Rousset, "les services de l’Etat n’ont jamais admis que les régions récupèrent la gestion de ces fonds parce que c’est un moyen pour eux de camoufler la baisse des crédits. On a fait face à deux types de problèmes : un dysfonctionnement de l’agence de paiement de l’Etat qui a retardé le paiement des agriculteurs et des groupements d’action locale, avec parfois trois ans de retard, et l’instruction des dossiers. L’État nous avait juré que c’était les préfectures qui instruisaient. Sur la plupart des départements, ils ont progressivement plié les gaules. Il a fallu que l’on recrute plus de trente personnes".

Tout cela sans compter les incertitudes grandissantes (malgré un calme relatif en période d'élection des chambres) sur le calendrier de la nouvelle Politique Agricole Commune  et un torchon brûlant entre les régions et le syndicat agricole FNSEA, qui a récemment annoncé son intention de soumettre une contribution au grand débat national. "La discussion est compliquée avec la direction nationale de la FNSEA qui veut homogénéiser son action sur la totalité du territoire français et garder une négociation avec et le ministère de l’Agriculture, avec lequel il y a une complicité objective parce que ce dernier veut récupérer ses crédits. C’est une position purement technocratique et il n’est pas question de céder parce que même à l’échelle régionale, il y a de fortes différences dans les modèles agricoles. Si une région veut mettre plus d’argent sur le bio, il faut qu’elle puisse le faire même si ça reste dans un encadrement national". La question du versement des aides pour les producteurs bio, dont les retards s'accumulent, doit être résolue au printemps, selon ce qu'a assuré Emmanuel Macron lors d'un débat la semaine dernière en Saône-et-Loire. Malgré ce contexte tendu, l'heure devrait donc être à la défense, avec un arrière-fond très politique, de la gestion régionale de l'agriculture. A grands renforts de monnaie sonnante et trébuchante : pour 2019, le budget de la participation de la Nouvelle-Aquitaine au salon parisien est chiffré à 700 000 euros. 

Romain Béteille
Par Romain Béteille

Crédit Photo : aqui.fr

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